Diébougou : trois suspects interpellés dans une affaire de faux mercure à 17 millions FCFA
Diébougou, 29 août 2026 (AIB)- Trois personnes ont été interpellées et déférées devant le parquet de Diébougou, dans une affaire présumée d’escroquerie aggravée portant sur la vente de faux mercure. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Diébougou, Idrissa Sebgo, a présenté les premiers éléments de l’affaire, vendredi 28 août 2026, au cours d’une conférence de presse.
Selon le procureur, l’affaire a été déclenchée à la suite de la plainte d’une victime qui aurait déboursé 17 millions de francs CFA pour l’acquisition d’une bonbonne présentée comme contenant du mercure authentique.
Les investigations, conduites par la Brigade de recherche du commissariat central de police de Dano, en synergie avec les Parquets généraux des cours d’appel de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, les parquets près les TGI de Diébougou et de Ouaga I, ainsi que les Services régionaux de police judiciaire (SRPJ) du Kadiogo et du Djôrô, ont permis de mettre au jour un réseau présumé spécialisé dans l’escroquerie aggravée.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause auraient proposé à leurs victimes des bonbonnes contenant, selon eux, du mercure authentique, à des prix compris entre 15 et 20 millions de francs CFA l’unité.
Toutefois, les vérifications effectuées ont révélé que le produit présenté comme du mercure était en réalité du cuivre fondu et conditionné dans une bonbonne vide, a précisé le procureur.
À la suite des investigations, trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles ont ensuite été déférées devant le parquet de Diébougou, le 25 août 2026, pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Les enquêteurs ont également saisi la bonbonne contenant le produit présenté comme du mercure, ainsi qu’un véhicule de luxe de marque Lexus et deux cyclomoteurs de type scooter.
Le procureur du Faso a indiqué que les mis en cause sont poursuivis pour escroquerie aggravée, conformément aux dispositions de l’article 613-2 du code pénal qui précise que lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée, la peine est de 7 à 10 ans d’emprisonnement et l’amende de 5 000 000 à 30 000 000 FCFA comme dans le cas d’espèce. Il a toutefois rappelé que les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à leur condamnation définitive par une juridiction compétente.
Le parquet poursuit les investigations afin de déterminer l’ampleur du réseau, d’identifier d’éventuels complices ou commanditaires et de retracer l’origine du produit ainsi que la destination des fonds issus des transactions présumées frauduleuses.
Le procureur a invité toute personne qui aurait été victime de faits similaires à se rapprocher des services compétents pour porter plainte et contribuer à la manifestation de la vérité.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les risques d’escroquerie auxquels peuvent être exposés les acteurs du secteur minier. Le parquet appelle donc à la vigilance et recommande de vérifier l’authenticité et la légalité des produits proposés avant toute transaction.
Agence d’Information du Burkina
KMG/ata

