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Burkina/Résilience environnementale : Le PIDACC supervise les actions de restauration des terres dégradées par la Régénération naturelle assistée et la scarification

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Burkina/Résilience environnementale : Le PIDACC supervise les actions de restauration des terres dégradées par la Régénération naturelle assistée et la scarification

Ouagadougou, 20 juil. 2026 (AIB) – Une mission de supervision du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC/BN), composante Burkina Faso, a effectué des visites de terrain pour suivre les actions de restauration des écosystèmes mises en œuvre dans le cadre du programme. La délégation s’est notamment rendue sur des sites de Régénération naturelle assistée (RNA) et de scarification à la charrue Delphino, deux techniques destinées à réhabiliter les terres dégradées, renforcer le couvert végétal et accroître la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

La composante 1 du PIDACC, axée sur le renforcement de la résilience des ressources naturelles et des écosystèmes, se traduit sur le terrain par la mise en œuvre de plusieurs actions.

À Nakaba, dans la province du Kourittenga, la mission de supervision s’est rendue sur un site de 40 hectares en cours de restauration grâce à la scarification réalisée à l’aide de la charrue Delphino. Cette technique consiste à ouvrir des sillons sur les sols dégradés afin de ralentir le ruissellement des eaux de pluie, favoriser leur infiltration et créer des conditions propices à la régénération de la végétation.

Le point focal du projet à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique (DGREH), Diallo Blamy, a expliqué que cette intervention permet de stabiliser les sols, de réduire l’érosion et d’améliorer la capacité de rétention de l’eau.

Au cours de la visite, la délégation a pu constater les premiers effets de l’aménagement, marqués par l’apparition d’un couvert herbacé. Selon M. Blamy, les arbustes puis les arbres recoloniseront progressivement ces espaces à mesure que la restauration écologique se poursuivra.

La mission de supervision s’est également rendue à Gallo, dans la commune de Sapouy, pour apprécier la mise en œuvre de la Régénération naturelle assistée (RNA). Cette approche, qui consiste à protéger et entretenir les jeunes repousses naturelles plutôt qu’à réaliser des plantations, a permis de restaurer plus de 1 500 hectares dans le cadre de la composante du PIDACC consacrée à la restauration des écosystèmes.

Le chef de l’unité RNA, Irissa Nikièma, a indiqué que les membres de son équipe ont bénéficié d’une formation du PIDACC leur permettant d’identifier les jeunes plants issus de la régénération naturelle, de les protéger contre les feux de brousse, d’assurer leur entretien et d’aménager leur pied afin de conserver l’humidité du sol.

Selon lui, cette méthode accélère la reconstitution du couvert végétal tout en réduisant les coûts liés à la production et à la mise en terre de plants.

« Cette technique permet une régénération rapide des arbres et contribue efficacement à la restauration de notre environnement », a-t-il déclaré.

La délégation a ensuite visité plusieurs bosquets communautaires aménagés dans le cadre du programme pour préserver des espèces forestières soumises à une forte pression anthropique.

Pour le lieutenant des eaux et forêts Frédéric Ouédraogo, ces bosquets constituent de véritables réserves écologiques qui contribuent à la conservation de la biodiversité et à la préservation des ressources naturelles au profit des générations futures.

À l’issue de la mission, les responsables du programme ont relevé que les investissements consentis dans la restauration des terres, la conservation des ressources naturelles et l’adaptation au changement climatique contribuent au renforcement de la résilience des populations, à l’amélioration des systèmes de production et à la restauration durable des écosystèmes.

Les communautés bénéficiaires ont toutefois recommandé la poursuite de l’accompagnement des comités locaux de gestion afin d’assurer la pérennité des aménagements et de consolider les acquis du programme.

Le point focal du PIDACC à la DGREH a, pour sa part, préconisé un renforcement de l’appui aux comités de gestion, de la formation des bénéficiaires et de la capitalisation des bonnes pratiques. Il a également plaidé pour la mobilisation de financements complémentaires afin de pérenniser les investissements et d’étendre les actions de restauration des terres, de protection de l’environnement et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Agence d’information du Burkina
YOS/no

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