Burkina/Religion : Le Leader des Soufis Cheick Moaze Ouédraogo, place la paix et la cohésion sociale au cœur de son nouveau mandat

Burkina/Religion : Le Leader des Soufis Cheick Moaze Ouédraogo, place la paix et la cohésion sociale au cœur de son nouveau mandat

Ouagadougou, 11 août 2026 (AIB)-Réélu récemment à la tête de la Communauté internationale des soufis (CIS) du Burkina Faso, Cheick Moaze Ouédraogo a déclaré, mardi, qu’il entend placer la paix, la tolérance religieuse et l’acceptation de l’autre au cœur de son nouveau mandat.

« La paix ne va pas descendre du ciel. La paix va venir de nous-mêmes », a déclaré Cheick Moaze Ouédraogo, appelant les Burkinabè à se respecter et à accepter leurs différences religieuses et ethniques.

Selon lui, sa réélection traduit la confiance renouvelée de la Communauté internationale des soufis, après les actions menées au cours de son précédent mandat.

Cheick Moaze Ouédraogo a indiqué que, pour cette nouvelle période, la CIS entend notamment travailler sur les questions de paix, d’acceptation des différences et de tolérance religieuse.

« Si nous pensons seulement que c’est la prière qui va nous donner la paix, on se trompe. La prière va nous rapprocher de Dieu, c’est vrai, mais il faut la paix pour prier », a-t-il expliqué.

Pour lui, la paix ne peut se construire uniquement à travers les discours. Elle commence par le respect et l’acceptation de celui qui se trouve en face de soi, quelle que soit son ethnie ou sa religion.
« Nous sommes tous des Burkinabè, mais nous ne sommes pas tous Gourmantché, nous ne sommes pas tous Mossi, nous ne sommes pas tous des Bobo », a-t-il relevé, invitant les différentes communautés à dépasser les clivages ethniques et religieux.

Le président de la CIS a également insisté sur l’égalité entre les citoyens. Il a rappelé que le Burkina Faso appartient à tous, indépendamment de la religion, de l’ethnie ou de la situation sociale. « Tout le monde a les mêmes droits. Tous les Burkinabè ont les mêmes droits », a-t-il affirmé.

Il a invité les populations à cultiver le pardon, la tolérance et le respect de l’autre, estimant que les Burkinabè doivent renouer avec l’esprit d’acceptation qui caractérisait leurs devanciers.

« Il faut qu’on se pardonne. Il faut qu’on oublie le mal qui s’est passé. Il faut qu’on regarde vers une nouvelle direction, qui est l’amour de l’autre, l’acceptation de l’autre, le respect de l’autre et le non-jugement de son prochain », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, Cheick Moaze Ouédraogo a annoncé une tournée nationale de la CIS afin de poursuivre les actions de sensibilisation en faveur de la paix, de la tolérance religieuse et de la cohésion sociale.

Il a rappelé que la CIS avait déjà mené des campagnes de sensibilisation dans plusieurs localités du pays, notamment Kaya, Dori, Gorom-Gorom, Fada, Pama, Bogandé, Ouahigouya, Boussé et Yako.

Ces tournées visaient, selon Cheick Moaze Ouédraogo, à promouvoir l’acceptation de l’autre et la tolérance religieuse, mais aussi à sensibiliser les populations sur les facteurs susceptibles de favoriser leur manipulation, parmi lesquels l’ignorance et la pauvreté.

Il a également appelé les Burkinabè à accompagner les autorités dans leurs efforts pour restaurer la paix et l’intégrité du territoire national.
« J’appelle le peuple burkinabè à l’acceptation de l’autre. C’est la seule solution. Pour qu’il y ait la paix pour tout le monde, il faut qu’on s’accepte », a affirmé Cheick Moaze Ouédraogo.

Agence d’information du Burkina
BAK/ata

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