Burkina/Religion : la communauté soufi réaffirme son soutien à l’encadrement des pratiques religieuses

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Burkina/Religion : la communauté soufi réaffirme son soutien à l’encadrement des pratiques religieuses

Ouagadougou, 12 août 2026 (AIB) Le président de la Communauté internationale des soufis au Burkina, Cheick Moaz Ouédraogo, a réaffirmé, mardi, lors d’une visite à l’Agence d’information du Burkina (AIB), son soutien à toute initiative visant à mieux encadrer les pratiques religieuses et à lutter contre l’extrémisme violent, en référence à la récente adoption du projet de loi sur les libertés religieuses.

« S’il y a une loi qui vient nous aider (…) à bien organiser les religions et les musulmans burkinabè en particulier, à bien pratiquer leur religion et à mieux le faire, la communauté soufi ne peut que saluer cela », a déclaré Cheick Moaz Ouédraogo.

Le responsable religieux a également exhorté les populations à accompagner les autorités dans leurs efforts de restauration de la paix, estimant que celles-ci constituent « une partie de la solution » aux difficultés du pays.

Selon lui, la communauté soufi est disposée à accompagner les autorités dans la mise en œuvre de toute mesure contribuant à une meilleure organisation des pratiques religieuses.

Il a estimé que l’islam, à l’instar des autres religions, est une religion « ordonnée » qui nécessite des règles permettant à chacun de connaître ce qui est permis, interdit ou susceptible d’être aménagé.
Le président de la Communauté internationale des soufis au Burkina a insisté sur la nécessité de veiller à ce que les pratiques religieuses ne portent pas préjudice aux autres citoyens.

« Il ne faut pas adorer le Seigneur en faisant des choses qui vont nuire aux êtres humains et à ses prochains », a-t-il soutenu.

Abordant la question de l’extrémisme violent, Cheick Moaz Ouédraogo a salué la position du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion de son séjour dans la ville de Ouahigouya, estimant que ses propos rejoignent les enseignements du Coran.
« Nous avons analysé ce qu’il a dit et nous avons constaté qu’il n’a fait que rappeler ce que le Coran enseigne sur l’extrémisme violent », a-t-il indiqué, condamnant notamment les attaques contre les femmes et les enfants.

Pour lui, l’islam interdit catégoriquement de tuer injustement et proscrit également les mauvaises paroles et les discussions malveillantes. Il a rappelé que le Coran recommande de discuter « avec les gens du Livre de la meilleure manière ».

Cheick Moaz Ouédraogo a, par ailleurs, appelé la jeunesse burkinabè à ne pas se laisser influencer par les terroristes ou par les contenus nuisibles diffusés sur les réseaux sociaux.

Il a enfin invité les Burkinabè à promouvoir le pardon, la tolérance, le respect et l’acceptation de l’autre, quelle que soit sa religion. « Je les appelle à être tous des ambassadeurs de la paix », a-t-il déclaré, appelant les jeunes à porter ce message dans les écoles, les marchés, les services, les corps armés et dans tous les espaces de la société.

Agence d’information du Burkina
NO/yos/ata

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