Burkina/Libertés religieuses : Le nouveau dispositif régule les prêches et favorise l’unité nationale
Ouagadougou, 22 juin 2026 (AIB)-La Directrice générale (DG) des Affaires religieuses, coutumières et traditionnelles, Mariam Sanogo/Tounkara, a indiqué lundi, lors d’un point de presse, que la nouvelle loi relative aux libertés religieuses vise à réguler les prêches et à permettre aux Burkinabè de vivre dans la cohésion sociale, l’unité nationale et le respect de l’ordre public.
Selon Mme Sanogo/Tounkara, ce nouveau dispositif constitue un cadre juridique destiné à mieux encadrer les pratiques religieuses tout en garantissant les libertés fondamentales des citoyens.
Entourée de ses proches collaborateurs, la directrice générale s’exprimait à Ouagadougou devant les journalistes au sujet de loi sur les libertés religieuses, adoptée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée législative du Peuple, le samedi 19 juin 2026.
Elle a rappelé que l’adoption de ce texte intervient dans un contexte marqué par la montée des discours haineux, le développement de l’extrémisme et de la radicalisation à caractère religieux, les tentatives de manipulation de la foi à des fins de division sociale ainsi que l’instrumentalisation des lieux de culte.
Mme Sanogo a souligné que l’élaboration de cette loi a nécessité un vaste processus consultatif.
Lancé en 2025, celui-ci a impliqué plusieurs ministères sectoriels, des institutions publiques compétentes, des experts pluridisciplinaires ainsi que les principales faîtières religieuses, notamment la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), la Conférence épiscopale Burkina-Niger et les représentants de la religion traditionnelle.
« Après une première adoption en Conseil des ministres en 2016, le projet a fait l’objet de nouvelles concertations en 2018 et en 2021 afin de recueillir un consensus plus large. Sa révision entre 2024 et 2026 a intégré les nouvelles orientations nationales, les impératifs de sécurité ainsi que les exigences de la Révolution progressiste populaire », a-t-elle rappelé.
La directrice générale a indiqué que ce cadre juridique comporte plusieurs innovations majeures visant à renforcer les mécanismes de prévention et de répression des discours haineux, de l’extrémisme violent et de la radicalisation à caractère religieux.
Selon elle, le texte encadre les conditions d’érection, d’ouverture et de fonctionnement des lieux de culte. Il clarifie également les règles applicables à l’expression religieuse dans les services publics, les établissements d’enseignement, les structures sanitaires et les établissements pénitentiaires.
Composé de 112 articles répartis en six titres et quatorze chapitres, le nouveau texte prévoit des sanctions contre les auteurs de discours ou de messages de haine diffusés, notamment sur les réseaux sociaux. Ces derniers seront punis conformément à la législation en vigueur.
« L’objectif poursuivi est clair : préserver la liberté de religion tout en protégeant la paix sociale, prévenir les dérives extrémistes et consolider l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les aspirations légitimes de notre peuple à la stabilité et au développement », a conclu Mme Sanogo/Tounkara.
Agence d’information du Burkina
NO/yos









