Burkina/Finance inclusive : L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) réaffirme son engagement pour des services financiers de qualité
Ouagadougou, 25 mai 2026 (AIB)- L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) du Burkina Faso a tenu, lundi à Ouagadougou, la première session ordinaire de son nouveau Conseil de gestion, avec l’ambition de relancer ses activités afin d’améliorer la qualité des services financiers et de renforcer la protection des consommateurs.
Le président du Conseil de gestion de l’OQSF et président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), Ernest Kabore, a indiqué que cette session marque une nouvelle dynamique pour l’institution après une période de ralentissement de ses activités.
« L’Observatoire a connu quelque peu un moment de léthargie. Et c’est l’occasion, véritablement, de pouvoir se remettre sur les rails et de pouvoir effectivement porter le mandat qui lui a été confié », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette première session vise à remettre en marche les mécanismes de fonctionnement de l’Observatoire afin que sa mission soit portée aussi bien par les techniciens que par le Conseil de gestion, organe de supervision de la structure.
M. Kabore a rappelé que l’OQSF a pour mission principale d’assurer une meilleure protection des consommateurs financiers au Burkina Faso, tout en favorisant une meilleure coordination entre les acteurs du secteur financier pour offrir des services de qualité aux usagers.
« Il s’agit véritablement d’assurer un meilleur service à l’endroit du consommateur financier, de préserver ses intérêts, mais aussi de renforcer la collaboration entre les structures intervenant dans ce domaine », a-t-il souligné.
Dans son mot de bienvenue, le secrétaire technique de l’OQSF, Wango Fidèle Yaméogo, a rappelé que cette session intervient dans un contexte de réformes institutionnelles destinées à renforcer la gouvernance de la finance inclusive et la protection des consommateurs des services financiers.
Il a retracé les principales étapes de l’évolution de l’Observatoire, créé en 2022 sous la tutelle du Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière.
Selon lui, la réforme institutionnelle engagée par l’État en 2024 a conduit à la création de l’ANPFI, née de la fusion du Fonds national de la finance inclusive (FONAFI) et du Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière, entraînant ainsi le rattachement de l’OQSF à cette nouvelle agence.
Le secrétaire technique a également indiqué que le renouvellement du Conseil de gestion répond à une nécessité d’adaptation aux nouvelles réalités institutionnelles et à l’intégration de nouveaux acteurs dans la gouvernance de l’Observatoire.
Pour sa part, le médiateur financier de l’OQSF, Edgar Ouattara, a expliqué que l’Observatoire est chargé du suivi de la qualité des produits et services financiers ainsi que de la médiation entre les usagers et les institutions financières.
Il a précisé que l’OQSF compte quatre médiateurs financiers dont le rôle est de rechercher des règlements amiables en cas de litiges entre clients et établissements financiers.
« La médiation est volontaire et vise à aboutir à un accord consensuel permettant de préserver les relations contractuelles entre les prestataires de services financiers et leurs clients », a-t-il affirmé.
Selon M. Ouattara, la médiation est ouverte aussi bien aux consommateurs qu’aux prestataires de services financiers confrontés à un différend.
Les responsables de l’OQSF ont enfin réaffirmé leur engagement à faire de l’Observatoire un cadre crédible, accessible et efficace au service de la confiance entre les institutions financières et les populations.
Agence d’information du Burkina
Nat/yos

