Burkina/E-verbalisation : « La route tue plus que les maladies », regrette un citoyen qui salue une réforme efficace pour la sécurité routière

Burkina/E-verbalisation : « La route tue plus que les maladies », regrette un citoyen qui salue une réforme efficace pour la sécurité routière

Ouagadougou, 5 août 2026 (AIB) – La mise en place récente du système de verbalisation électronique (e-verbalisation) suscite un engouement et un soutien massif au sein de la population. À travers un micro-trottoir réalisé dans la capitale, plusieurs citoyens ont exprimé leur adhésion à cette réforme visant à restaurer la discipline sur les axes routiers et à réduire le nombre d’accidents.

« La route tue plus que les maladies », a affirmé Pingdwendé Kima qui soutient que la mise en place de ce système est un soulagement face à l’hécatombe routière. « Nous avons suivi cette réforme avec beaucoup d’enthousiasme. À un moment donné, nous constatons que même le Sida, Ébola ou le Coronavirus ne tuent pas plus que la route », affirme-t-il, soulignant la perte tragique de compétences et de « bras valides » indispensables au développement du pays. Selon lui, cette loi permettra de freiner le désordre pour que la route ne soit plus « ce monstre froid qui mange nos citoyens tous les jours », a-t-il indiqué.

Roger Napo estime que la digitalisation du système de verbalisation permettra à l’administration publique de gagner en efficacité. Selon lui, cette réforme contribuera à réduire les dépenses en personnel et en ressources, tout en renforçant le contrôle des usagers grâce aux outils technologiques déployés sur les routes.

« Il faut que l’autorité tape du poing sur la table pour protéger la population burkinabè. Cela va amener le peuple à faire son mea culpa et à respecter les limitations de vitesse », affirme Prospère Simporé, convaincu que la fermeté des autorités est indispensable pour mettre fin aux comportements dangereux.

Silvia Toni considère, pour sa part, que l’e-verbalisation constitue une initiative salutaire. Elle estime que le dispositif favorisera une meilleure régulation de la circulation et contribuera à réduire les risques de collision grâce au caractère dissuasif des sanctions.

« Même si le respect du code est pour notre propre sécurité, il y a des gens qui enfreignent les règles. Il faut parfois serrer la ceinture », ajoute-t-elle, estimant que des mesures contraignantes sont parfois nécessaires pour amener les usagers à respecter les règles.

Saoudata Tapsoba rappelle que la fréquence des accidents de la circulation au Burkina Faso justifie pleinement l’adoption de nouvelles mesures. À son avis, l’e-verbalisation devrait contribuer à réduire les risques et à sauver des vies.

« Avec les caméras de surveillance, ils arrivent à détecter où tu es et où tu vas. C’est une bonne chose pour lutter contre les accidents mortels », déclare Issiaka Tapsoba.

Selon lui, les premiers résultats observés depuis le déploiement du dispositif montrent déjà son efficacité. Il estime que les nombreuses infractions détectées révèlent un non-respect du Code de la route et que ce contrôle permanent contribuera à limiter les accidents.

« L’amende qui est imposée oblige les gens à bien vérifier la circulation et à faire attention aux autres avant de s’engager », conclut-il, convaincu que la perspective d’une sanction financière incitera les conducteurs à adopter des comportements plus responsables.

Le lancée le 1er août 2026, la phase pilote de la e-verbalisation a enregistré 1 099 infractions en une demi-journée. Quatre infractions principales sont concernées à savoir non-respect des feux tricolores, le non-port de la ceinture de sécurité, les excès de vitesse et l’usage du téléphone au volant.

Agence d’information du Burkina
VAT/yos

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