Bam/ Le Naaba Koanga de Rissiam célébre le “Ba ra rɛgma” au Palais Royal de Zandkoom
Kongoussi, 12 septembre 2026 (AIB)-Le Naaba Koanga, Dima du Rissiam, a célébré samedi, à son palais royal de Zandkoom, la cérémonie du Ba ra rɛgma, un rituel qui autorise la consommation des nouvelles récoltes, notamment le maïs, le gombo frais et les aubergines.
Le «Ba ra rɛgma est une cérémonie coutumière au cours de laquelle, le maïs issu des premières récoltes est offert aux ancêtres par le Dima, sous l’acte rituel du Boussoum Naaba, sacrificateur principal des rites du royaume.
« Le Ba ra rɛgma est le rituel qui permet et autorise le Rissiam à consommer les nouvelles récoltes, notamment le maïs, mais aussi le gombo frais et les aubergines », a expliqué Naaba Koanga.
Le Dima a toutefois insisté sur la primauté des rites et sacrifices sur les réjouissances qui entourent la cérémonie.
« Tant que les rites ne sont pas accomplis, il n’est pas question de célébrer. C’est comme un mariage : on ne peut pas organiser la réception et les réjouissances si le mariage lui-même n’a pas été célébré », a-t-il ajouté.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles le Naba Sigri, chef du canton de Saponé.
« Je suis le garant de la tombe de notre ancêtre, Naba Kouda. Ma présence ici aujourd’hui vise à accompagner mon grand frère dans cette coutume, cette tradition que nous célébrons, appelée le “Ba ra rɛgma”. C’est une fête célébrée chaque année selon les coutumes et traditions de la chefferie coutumière. Je suis donc venu l’accompagner dans la célébration de cet important événement» a-t-il expliqué.
En marge de la cérémonie, une conférence a réuni les notabilités et les populations de Rissiam autour du thème : « Sans fourniture du nécessaire à l’accomplissement des rites au chef de Boussouma, pas de sacrifice à Boussouma. Et sans sacrifice à Boussouma, il n’y a pas de célébration de fêtes coutumières royales dans le Rissiam».
Les échanges ont été animés par le Konyonkloaga Naaba et le Sonkolgo Naaba de Sapone, sous la modération du Kéogh Naaba.
La conférence a permis de rappeler l’importance des rites liés à Boussouma dans l’organisation des célébrations coutumières royales du Rissiam.
La cérémonie a pris fin par des réjouissances populaires.
Agence d’information du Burkina
AR/ata

