Affaire Lionel Bilgo : la liberté provisoire rejetée, dossier renvoyé au 5 octobre

Affaire Lionel Bilgo : la liberté provisoire rejetée, dossier renvoyé au 5 octobre

Bobo-Dioulasso, 21 sept. 2026 (AIB) – Le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rejeté ce lundi, la demande de liberté provisoire formulée par la défense de Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré, poursuivis dans le cadre de l’affaire de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF). Le dossier a été renvoyé au 5 octobre 2026 pour la suite de la procédure.

 

Le dossier avait été orienté vers le Pôle ECOFI à l’issue de l’audience du 18 septembre dernier, après le dessaisissement de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso. Les deux prévenus sont notamment poursuivis pour des faits liés à l’exercice illégal d’activités foncières et à la publicité de promotion immobilière sans autorisation préalable. Le blanchiment de capitaux est également évoqué dans la procédure.

 

À l’ouverture des débats, la défense a contesté le lien entre les poursuites relatives aux activités foncières et immobilières et le volet portant sur le blanchiment de capitaux. Elle a ensuite sollicité la mise en liberté des prévenus sous contrôle judiciaire, invoquant notamment leurs attaches familiales au Burkina Faso.

 

Prenant la parole, Lionel Bilgo est revenu sur leur garde à vue et leur détention. « Nos conseils parlent du 28 août comme date de notre détention, mais je précise que c’est dix jours avant le 28 que nous avons été retenus au commissariat central », a-t-il déclaré.

L’ancien ministre a également évoqué la durée de la procédure. « Nous avions confiance que le 4 septembre, nous serions entendus, mais cela n’a pas été le cas parce que nous avons appris qu’il y a des enquêtes complémentaires. Camarade président, nous sommes affligés, nous sommes fatigués… Nous sommes venus de nous-mêmes parce que nous avions reçu des convocations », soulignant ainsi l’absence totale de volonté de se soustraire à la justice.

 

Vincent de Paul Kaboré a, pour sa part, indiqué : « Nous sommes venus de nous-mêmes. Actuellement, nous ne travaillons pas et nous avons beaucoup de charges de famille. Nous demandons tout simplement que soit accordée la liberté provisoire, qui est aussi notre droit. »

 

Le ministère public s’est opposé à la demande, estimant notamment que les attaches familiales des prévenus au Burkina Faso ne suffisaient pas à écarter un risque de fuite. Après les échanges, le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire et renvoyé l’affaire au 5 octobre 2026 pour la suite de la procédure.

 

Agence d’Information du Burkina

AB/wis

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