BURKINA-PONI-GBOMBLORA-MINES-COHÉSION-SOCIALE
Poni/Gbomblora: L’AFEMIB sensibilise les forces vives à la gestion non violente des conflits
Gbomblora, 7 nov. 2026 (AIB)- L’Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) a organisé, les 5 et 6 novembre 2026 à la mairie de Gbomblora, un atelier de sensibilisation sur la gestion non violente des conflits au profit des forces vives de la commune, afin de renforcer les mécanismes de prévention des tensions dans les zones minières.
Organisée avec l’accompagnement technique et financier du Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PAGFM), la rencontre a porté sur les techniques de prévention et de résolution pacifique des différends, notamment l’écoute active, la négociation et le dialogue.
Selon la présidente de l’AFEMIB, Annonciata Thombiano, les conflits dans les zones minières sont souvent liés à l’accès à la terre, à l’exploitation des ressources naturelles, aux préoccupations environnementales et au partage des retombées économiques.
Elle a souligné la nécessité d’impliquer davantage les femmes et les jeunes dans les mécanismes de prévention, de médiation et de prise de décision, au regard de leur proximité avec les réalités communautaires.
Les participants ont également été outillés sur le cadre réglementaire du secteur minier au Burkina Faso, notamment le Code minier de 2024.
Pour le président de la délégation spéciale de la commune de Gbomblora, Romain Zoungrana cette initiative intervient à point nommé dans une commune qui abrite plusieurs sites d’orpaillage. Il a relevé que les activités d’exploitation aurifère sont parfois sources de conflits et estimé que les connaissances acquises permettront aux acteurs locaux de mieux prévenir et gérer les différends, en vue de préserver la paix et la cohésion sociale.
La coordinatrice des femmes de la commune, Ini Kindora Hien, s’est réjouie des acquis de cette formation de deux jours.
Elle a salué les connaissances acquises sur les droits des femmes et leur rôle dans la prévention et la résolution des conflits.
Mme Hien a appelé à une meilleure prise en compte des femmes dans les cadres de concertation et de prise de décision.
Le Président de la jeunesse, Fabrice Coco Kambou a également apprécié les enseignements reçus, estimant qu’ils permettront aux participants de mieux contribuer à la résolution des conflits qui affectent la commune.
Il a invité les bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises afin de lutter contre toutes les formes de violence.
Les échanges ont mis en avant la nécessité de privilégier le dialogue à la confrontation, d’écouter avant de juger et de rechercher des solutions concertées pour consolider la cohésion sociale au sein des communautés.
Agence d’Information du Burkina
MS/bak

