BURKINA-SANGUIE-POUNI-SANTE-SNSR+
Sanguié/Pouni : la SNSR+ a permis de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation, offrant à de nombreuses femmes et aux membres de la communauté l’opportunité de connaitre leur statut sanitaire
Pouni, 7 nov. 2026 (AIB) – Initialement prévue du 26 octobre au 1er novembre 2026, la Semaine nationale de la santé de la reproduction plus (SNSR+) s’est poursuivie jusqu’au 4 novembre dans les formations sanitaires, offrant ainsi aux femmes l’opportunité de connaître leur statut.
Au Centre médical de Pouni, le bilan dressé par le chef de centre, Issiaka Compaoré, est jugé satisfaisant.
Placée sous le thème « Intégration des services de santé de la reproduction pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile », cette campagne a été organisée par le ministère de la Santé, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers.
Durant cette période, plusieurs activités ont été menées au profit des populations, portant notamment sur la gestion de la lactation, le dépistage des cancers féminins ainsi que celui des infections sexuellement transmissibles (IST), du VIH et des hépatites virales.
À Pouni, les agents de santé ont enregistré une participation encourageante. Au total, 48 femmes ont bénéficié d’un dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus, sans qu’aucun cas suspect ne soit détecté, selon le chef du centre médical.
En matière de prévention des cancers du sein, les équipes se sont rendues au plus près des populations à travers des sorties sur le terrain.
Ainsi, 218 femmes ont été sensibilisées à l’autopalpation et dépistées, là aussi sans aucune lésio suspecte relevée.
Les activités de dépistage du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B ont concerné 112 personnes. Les résultats font ressortir trois cas positifs à l’hépatite B, orientés vers des médecins pour des examens complémentaires et une prise en charge et un cas positif à la syphilis, pris en charge.
S’agissant de l’hépatite C, les 25 personnes testées ont toutes obtenu un résultat négatif. Par ailleurs, 178 préservatifs ont été distribués pour contribuer à la prévention des IST et des grossesses non désirées.
Le chef du centre a précisé que la prolongation de la campagne jusqu’au 4 novembre n’a pas modifié les données initiales, cette période coïncidant avec le pic de la dengue et du paludisme, qui a fortement mobilisé le personnel de santé.
Au terme de ces activités, Issiaka Compaoré a salué l’engagement de ses agents, dont la forte mobilisation a permis le bon déroulement de l’opération. Il a en outre exhorté les populations à mettre en pratique les conseils reçus et à relayer l’information auprès de leur entourage, en particulier des personnes n’ayant pas pu se déplacer.
Agence d’information du Burkina
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