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Koudougou/Lutte contre le mariage forcé : La vigilance de la Police nationale sauve une élève de 18 ans
Koudougou, 5 nov. 2026 (AIB) – Une jeune fille de 18 ans, élève en classe de 5ème, a été soustraite des griffes d’un mariage forcé grâce à la vigilance des éléments de la Police nationale sur l’axe Koudougou-Sabou, a appris l’AIB de source sécuritaire.
Il sonnait 14 heures ce samedi 3 novembre 2026 lorsque, lors d’un contrôle de routine sur l’axe Koudougou-Sabou, les forces de l’ordre ont intercepté un motocycliste transportant une jeune fille. Interpellés par l’apparence soucieuse et la mine fatiguée de la passagère, les agents ont immédiatement procédé à une vérification.
Écoutée sommairement sur-le-champ, la jeune fille a confié aux policiers qu’elle était emmenée à Boromo contre son gré.
Les deux individus ont alors été conduits d’urgence à la Brigade régionale de protection de l’enfance (BRPE) de Nando pour investigations approfondies.
Les enquêtes menées par la suite ont permis de d’identifier la victime . la nommée Tall Mamounata, âgée de 18 ans et élève est en classe de 5ème au CEG de Rakalo, dans le département d’Imasgo.
Il ressort des auditions que l’adolescente a été donnée en mariage au petit frère d’un certain Tall Saïdou (le motocycliste interpellé) alors qu’elle exprime le vœu ardent de poursuivre ses études.
Le mis en cause était allé la chercher à Imasgo pour la conduire à Boromo auprès de son « époux ».
Interrogé sur les faits, Tall Saïdou les a reconnus, tout en tentant de les justifier par « la coutume », précisant qu’un mariage religieux avait été célébré en septembre dernier.
À l’issue des investigations, il a été déféré au parquet de Koudougou pour pratique de mariage forcé.
Quant à la jeune Mamounata, elle a été placée sous la protection du service provincial de la Famille du Boulkiemdé, en vue de son retour à Imasgo pour reprendre le chemin de l’école dans les plus brefs délais.
Par ailleurs, la BRPE Nando a indiqué que les deux familles concernées ont été formellement convoquées, mais qu’à ce jour, aucun parent de la victime ni du présumé auteur ne s’est présenté. Les enquêtes se poursuivent pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Agence d’information du Burkina
PB/AS/ATA

