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Kenya/Drame de Shakahola: le pasteur Paul Mackenzie et 28 coaccusés reconnus coupables du meurtre de 191 fidèles en 2023
Ouagadougou, 22 oct. 2026 (AIB)- La justice kényane a reconnu coupables, le lundi 19 octobre 2026, le prédicateur Paul Nthenge Mackenzie et 28 coaccusés du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants, mortes en 2023 dans la forêt de Shakahola, au Kenya. Le prédicateur aurait encouragé ses adeptes à jeûner jusqu’à la mort pour « rencontrer Jésus » au ciel, en prévision d’une fin du monde qu’il annonçait comme imminente. Le prononcé des peines est prévu pour le 6 novembre prochain.
La juge Diana Kavedza Mochache a estimé que l’accusation avait établi la culpabilité des 29 prévenus dans les 191 meurtres. Elle a rejeté l’argument de la défense selon lequel les victimes auraient volontairement choisi de mourir de faim.
L’affaire de Shakahola concerne la mort de centaines de fidèles la Good News International Church (Église internationale de la Bonne Nouvelle), dirigée par Paul Mackenzie.
Ce prédicateur autoproclamé aurait encouragé ses adeptes à jeûner jusqu’à la mort afin de « rencontrer Jésus » au ciel, en prévision d’une fin du monde qu’il annonçait comme imminente.
Selon l’accusation, les fidèles, dont des enfants, auraient été soumis à des pratiques de jeûne extrême ayant entraîné leur mort. Le procès, ouvert en 2024, a donné lieu à l’audition de nombreux témoins.
L’affaire a éclaté en avril 2023, lorsque les autorités kényanes ont commencé à exhumer des corps dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, près de la côte kényane.
Les fouilles ont révélé des fosses communes contenant les dépouilles de fidèles liés au mouvement religieux de Paul Mackenzie.
Au total, 429 corps avaient été retrouvés dans cette forêt, selon les informations rapportées par la presse kényane. Les 191 décès concernés par le verdict du 19 octobre constituent une partie du bilan global de cette tragédie.
La découverte des fosses communes avait provoqué une vive émotion au Kenya et relancé le débat sur le contrôle des organisations religieuses, les dérives sectaires et la protection des personnes vulnérables.
Au 19 octobre 2026, aucune durée de peine n’avait encore été annoncée pour Paul Mackenzie et ses coaccusés. La justice doit se prononcer sur les sanctions le 6 novembre prochain.
Agence d’information du Burkina
BAK/yos

