SISSILI / CCP : La paix agropastorale et la santé publique au cœur de la 3ᵉ session ordinaire à Koudougou

SISSILI / CCP : La paix agropastorale et la santé publique au cœur de la 3ᵉ session ordinaire à Koudougou

Koudougou, 22 octobre 2026 (AIB) – Les membres du Cadre de concertation provincial (CCP) de la Sissili ont tenu, ce jeudi 22 octobre 2026 à Koudougou, leur troisième session ordinaire de l’année délocalisée sur proposition du centre pour le dialogue humanitaire (HD). Présidée par le Haut-Commissaire de la province, Téwindé Isaac Sia, cette rencontre a examiné la gestion des conflits agropastoraux et la situation épidémiologique du district sanitaire de Léo.

Soutenue par le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), cette session a réuni autorités administratives, forces de défense et de sécurité, services techniques et société civile. À l’ouverture, le Haut-Commissaire, Téwindé Isaac Sia, a salué l’appui de HD pour la tenue de ces travaux. « En s’appuyant sur des mécanismes traditionnels de médiation, les médiateurs apportent des solutions adaptées aux difficultés de nos populations », a-t-il affirmé, appelant à renforcer la synergie avec les autorités locales pour mieux valoriser leurs actions.

Au titre de la cohésion sociale, le bureau du réseau des médiateurs « To-Bieha » a présenté le bilan du projet Terre et Paix. Moussa Tall, chef de bureau au Centre pour le dialogue humanitaire, a souligné les acquis majeurs du projet, notamment l’implication de personnes-ressources légitimes et l’établissement d’un accès apaisé aux ressources naturelles. « Nous amenons les usagers à s’accorder sur des règles d’accès fondées sur nos us et coutumes, tout en veillant au strict respect des lois ». Face à la raréfaction des terres amplifiée par le changement climatique, il a exhorté les autorités à « rester continuellement à l’écoute du monde rural ».

Sur le plan sanitaire, le Médecin-Chef du District (MCD) de Léo, Dr Aboubacary Abdou, a alerté sur la résurgence de trois maladies vectorielles notamment le paludisme, la dengue et la fièvre jaune. Il a rappelé que la riposte repose sur l’assainissement, la protection individuelle et la vaccination disponible contre la fièvre jaune. Il a précisé que la hausse des cas de fièvre jaune découle d’une « situation transfrontalière avec le district ghanéen de Sissala Est ».

Face à ces menaces sanitaires, camarade Sia a invité les populations à consulter dès les premiers symptômes et à éviter l’automédication. « C’est en consultant rapidement que nous pourrons venir à bout de cette épidémie » a-t-il exhorté.

À l’issue des échanges, le CCP a préconisé la tenue de rencontres de concertation locales avec les médiateurs et la mise en place d’un dispositif sanitaire conjoint avec les autorités ghanéennes riveraines pour contenir l’épidémie transfrontalière.

Agence d’Information du Burkina

BAN/ata

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