Médias/ISTIC : Joël Koala analyse la continuité du développement endogène chez trois dirigeants burkinabè
Ouagadougou, 22 oct. 2026 (AIB)-L’étudiant Joël Patrick Poukiwiligba Koala a obtenu, jeudi 22 octobre 2026, la note de 17/20 à la soutenance de son dossier de production de fin de cycle à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC). Son travail est consacré aux visions du développement endogène de Daniel Ouezzin Coulibaly, de Thomas Sankara et du Capitaine Ibrahim Traoré.
Intitulé « Développement endogène au Burkina Faso : visions de Daniel Ouezzin Coulibaly, Thomas Sankara et Ibrahim Traoré », le travail met en perspective les convergences et les différences entre les approches de ces trois dirigeants, à la lumière de leurs contextes historiques respectifs.
Selon Joël Patrick Poukiwiligba Koala, sa réflexion est partie d’un constat à savoir que malgré des époques et des circonstances différentes, ces dirigeants ont placé l’autonomie nationale au cœur de leurs discours et de leurs actions.
« La question de fond que nous nous posons ici : s’agit-il de simples ressemblances de discours ou d’une continuité historique ? », a-t-il expliqué lors de sa présentation.
Dans son analyse, Joël Koala relève que Daniel Ouezzin Coulibaly mettait déjà l’accent, dès 1958, sur l’autonomie, le renforcement des capacités nationales et la prise en charge des besoins des populations, notamment en matière d’eau et d’agriculture.
Chez Thomas Sankara, au pouvoir de 1983 à 1987, le développement endogène reposait essentiellement sur la mobilisation populaire, la lutte anti-impérialiste et la recherche de l’autosuffisance alimentaire. L’étudiant a également évoqué les efforts consentis en faveur de la santé, de l’éducation et de la production agricole.
S’agissant du Capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis 2022, il a mis en avant la souveraineté, la résilience et la promotion de la production nationale, dans un contexte marqué par un contexte sécuritaire et humanitaire difficiles.
Il a notamment les résultats atteints dont une production céréalière historique de plus de six millions de tonnes.
Au terme de sa comparaison, l’étudiant estime que les trois dirigeants partagent une même quête d’autonomie, sans pour autant reproduire un modèle identique.
« De 1950 à nos jours, les visages et les méthodes changent. La quête d’un développement porté par les forces propres du Burkina Faso, elle, demeure », a-t-il conclu.
Le directeur de production, Noël Dah, enseignant et expert en sciences et techniques de la communication de masse, a salué le choix d’un sujet complexe par l’étudiant qu’il a encadré. Selon lui, cette démarche témoigne de la capacité du candidat à s’intéresser à des questions exigeantes.
Il a toutefois relevé la nécessité de mieux adapter le volume du travail au genre journalistique attendu à ce niveau de formation, rappelant qu’il s’agissait de produire un article et non un mémoire.
« Avec les conseils qu’on lui donne, il peut arriver à ses fins », a-t-il affirmé, en formulant des vœux de réussite pour la carrière du jeune journaliste.
Le président du jury Jean-Marie Toé et le rapporteur Tilado Apollinaire ont salué les efforts de recherches de l’étudiant avant de l’inviter à prendre en compte les observations sur la forme et sur le fond afin de parfaire le document.
Le jury a décerné la note de 17/20 à l’étudiant.
Pour sa part, Joël Koala a accueilli sa note comme un encouragement et une occasion d’améliorer la qualité de ses productions journalistiques, en tenant compte des observations du jury.
La soutenance s’inscrit dans le cadre de la formation des assistants en sciences et techniques de l’information et de la communication, option journalisme, à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC).
Agence d’information du Burkina
GIP/yos

