Burkina/SITHO 2026 : le gouvernement appelle à une mobilisation des financements

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Burkina/SITHO 2026 : le gouvernement appelle à une mobilisation des financements

Ouagadougou, 22 sept. 2026 (AIB) – Le gouvernement burkinabè a appelé mardi, à l’ouverture de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), à renforcer la mobilisation des financements adaptés en faveur des projets touristiques, afin de transformer le potentiel du secteur en activités économiques viables, en emplois et en opportunités pour les populations.

Placée sous le thème « Financement des projets structurants, un levier pour le développement du tourisme », cette édition du SITHO doit contribuer à créer un environnement favorable à l’investissement privé et à l’émergence de projets touristiques durables, a indiqué le patron de la cérémonie, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, dans son discours d’ouverture.

Le développement du tourisme nécessite des investissements importants dans les infrastructures, l’aménagement des sites, les équipements, l’hébergement, la mobilité, la formation, la promotion et les solutions numériques, a-t-il souligné.

Il a appelé à rapprocher davantage les projets touristiques des sources de financement disponibles, affirmant que le tourisme constitue un levier stratégique de croissance économique, de création d’emplois et de valorisation culturelle pour les États.

Selon le Chef du gouvernement burkinabè, la proximité géographique, la richesse des patrimoines, la diversité culturelle et les liens historiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger constituent des atouts pour bâtir des offres touristiques complémentaires et adaptées aux réalités de la région.

La présence des délégations malienne et nigérienne au SITHO, sous la bannière de l’AES, « n’est pas une formalité diplomatique », mais constitue « l’expression vivante » d’une communauté de destin entre les trois pays, a déclaré le représentant des deux pays, Mamou Daffé.

Selon lui, la coopération sahélienne ne doit pas se limiter aux enjeux sécuritaires et économiques. Elle doit également s’étendre au développement économique, au partage des valeurs sociétales et à la promotion d’une identité touristique commune.

« Nos pays partagent, en plus des frontières, une histoire séculaire, mais bien plus, nous partageons également un patrimoine culturel et naturel », a-t-il relevé, estimant que leur mise en commun permettra de jeter les bases d’une destination touristique propre au Sahel.

Le ministre chargé du tourisme du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a déclaré que « cette seizième édition du SITHO connaît une évolution par rapport à la précédente », soulignant la mobilisation des professionnels de toutes les filières du tourisme.

Il a affirmé que la présente édition entend répondre au besoin d’investissements dans le secteur touristique au Burkina Faso et dans les deux autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali et le Niger.

Agence d’information du Burkina
LID/NAK/yos

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