Namentenga : 12 filles victimes d’excision prises en charge gratuitement au CMA de Boulsa

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Namentenga : 12 filles victimes d’excision prises en charge gratuitement au CMA de Boulsa

Boulsa, 18 sept. 2026 (AIB)- Douze filles, âgées de 2 à 12 ans, victimes d’excision, ont été conduites le 15 septembre 2026 au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boulsa, où elles ont bénéficié d’une prise en charge médicale totale et gratuite, a indiqué le médecin-chef du district sanitaire de Boulsa, Emile Compaoré

Les victimes ont été découvertes dans le quartier Daporé, au secteur 2 de Boulsa, à la suite d’une intervention du commissariat central de police de Boulsa, alerté par la direction provinciale en charge de la famille et de la solidarité.

« Informé par la direction provinciale de la famille et de la solidarité, j’ai déployé une équipe au secteur 2, dans le quartier Daporé, pour constater les faits », a expliqué le commissaire principal de police de Boulsa, Boukary Bonkoungou.

A l’arrivée des policiers sur les lieux, trois filles qui saignaient ont été rapidement conduites au CMA de Boulsa pour recevoir des soins. Au total, douze filles, âgées de 2 à 12 ans, ont ainsi été identifiées et prises en charge gratuitement au CMA de Boulsa.

Selon le commissaire Bonkoungou, les parents présents sur les lieux ont, dans un premier temps, affirmé ne pas connaître l’identité ni le lieu de résidence de l’exciseuse. Ils ont déclaré que celle-ci serait venue de la localité de Zamsé, dans la commune de Kogho, et aurait quitté les lieux après son acte.

Poursuivant leurs investigations, les policiers ont finalement découvert neuf autres filles qui avaient été cachées dans une chambre. La présumée exciseuse a également été identifiée et son domicile localisé.
« Les séquelles à long terme pour ces filles excisées peuvent être dommageables à leur épanouissement », a souligné le médecin-chef du district sanitaire de Boulsa, Emile Compaoré.

Le commissaire principal Boukary Bonkoungou a par ailleurs indiqué que la présumée exciseuse aurait demandé 2 000 FCFA et quatre noix de cola par fille en contrepartie de l’acte.
Les personnes impliquées, notamment l’exciseuse et ses complices, sont actuellement auditionnées par les services de police, en attendant leur déferrement au Tribunal de grande instance de Kaya.

Le commissaire Bonkoungou a appelé les populations à renforcer la sensibilisation contre la pratique de l’excision et à dénoncer tout cas suspect auprès des services compétents.

Selon lui, l’article 513, alinéa 7, prévoit des peines allant d’un à dix ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 à 5 millions de FCFA pour les auteurs d’excision. En cas de décès de la victime, la peine peut aller de 11 à 21 ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de 5 à 10 millions de FCFA.

Une visite médicale des victimes est prévue le 18 septembre 2026, devrait permettre de finaliser la procédure avant le déferrement des personnes mises en cause devant la juridiction compétente de Kaya.

Le commissaire principal de police de Boulsa, Boukary Bonkoungou a invité la population à dénoncer les cas d’excision aux numéros verts suivants : 16, 17 et 1010.

Agence d’information du Burkina
JBD/no/yos

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