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Boulkiemdé/Imasgo : le faible niveau des pluies inquiète le monde agricole
Imasgo, 15 sept. 2026 (AIB) — La rareté des pluies suscite de vives inquiétudes chez les agriculteurs de la commune rurale d’Imasgo, dans la province du Boulkiemdé. Constat terrain de l’AIB ce mardi matin.
Alors que la campagne agricole est à un stade crucial, l’insuffisance et l’irrégularité des précipitations menacent le développement des cultures et font redouter une baisse drastique des rendements.
Selon le chef de la Zone d’appui technique en agriculture (ZAT) d’Imasgo, Brahima Sermé, les dernières pluies enregistrées dans la localité sont particulièrement espacées. « C’est depuis le 15 août que nous avons reçu l’avant-dernière pluie, et la dernière en date est celle du 12 septembre 2026 », a-t-il expliqué.
L’impact de cette situation sur les cultures est indéniable. Le maïs est la spéculation la plus touchée par ce déficit hydrique.
En revanche, en termes de résilience, le mil, le sorgho et quelques autres variétés affichent une meilleure tolérance face à cette période sèche, précise le technicien.
Du côté des producteurs, l’angoisse cède peu à peu la place à la désolation.
Wendkouni Zoma confie avoir perdu tout espoir dès la fin du mois d’août.
« Mon champ est complètement foutu. J’y ai pourtant investi plusieurs sacs d’engrais, sur une superficie d’un hectare et demi », déplore-t-il amèrement.
Entre le village de Pinou et Imasgo, Patrice Zongo, agriculteur chevronné, exploite, quant à lui, plus de quatre hectares.
Malgré des ressemis répétés, ses cultures peinent à survivre aux poches de sécheresse prolongées.
Face à cette situation alarmante, les producteurs n’ont plus qu’un seul espoir : un retour rapide et régulier de la pluviométrie pour sauver ce qui peut encore l’être de cette campagne agricole.
Agence d’information du Burkina
JIB/pb/ata/zs

