Boulgou/Bané : 21 enseignants formés à l’éducation bi-plurilingue

Boulgou/Bané : 21 enseignants formés à l’éducation bi-plurilingue

Bané, 12 sept. 2026 (AIB) – La Circonscription d’éducation de base (CEB) de Bané a clôturé samedi, à l’école primaire publique de Boumbin, une session de formation de deux semaines sur la transcription et la didactique des disciplines dans le cadre de l’éducation bi-plurilingue. Vingt-et-un enseignants, dont 11 directeurs d’école et 10 adjoints, y ont pris part.

Le chef de la CEB de Bané, Théodore Zougmoré, a salué l’engagement et l’assiduité des participants. Il a invité l’ensemble des acteurs éducatifs à s’impliquer davantage pour la réussite de la réforme.

M. Zougmoré a indiqué que les écoles bénéficiaires pourront s’appuyer sur les moyens pédagogiques disponibles, en attendant les mesures annoncées au niveau central pour faciliter le déploiement de l’éducation bi-plurilingue.

« Nous attendons désormais une mise en œuvre effective des acquis de cette formation dans les écoles », a-t-il déclaré.

Le CCEB a annoncé des sorties de terrain, en collaboration avec les encadreurs pédagogiques, pour assurer le suivi-évaluation, accompagner les enseignants et faciliter la mise à disposition du matériel didactique.

Pour lui, l’approche bi-plurilingue contribue à la valorisation des langues nationales et permet une meilleure assimilation des apprentissages par les élèves. Il a appelé les parents d’élèves et les partenaires de l’éducation à accompagner la réforme.

Il a toutefois reconnu la nécessité de renforcer les ressources pédagogiques, notamment en manuels et en guides pour les enseignants.

Le formateur, Locré Bangré, a dressé un bilan « très satisfaisant » de la session. Il a relevé la participation de toutes les écoles concernées disposant de classes de CP, ainsi que la ponctualité et l’assiduité des participants, malgré le contexte difficile.

« Au regard des contenus abordés et des résultats de l’évaluation, l’appropriation a été très satisfaisante », a-t-il souligné.

Conformément aux orientations du ministère en charge de l’Education nationale, M. Bangré a précisé que les enseignants titulaires des classes de CP1 sont appelés à démarrer l’enseignement bi-plurilingue dès la rentrée scolaire 2026-2027.

Selon lui, le principal défi reste l’engagement et le don de soi des acteurs éducatifs. Il a invité les parents à mieux comprendre l’importance des langues nationales dans les premiers apprentissages.

« L’enfant commence avec la langue maternelle qu’il comprend aisément. Celle-ci constitue un médium qui lui permet d’acquérir progressivement d’autres langues », a-t-il expliqué.

Le directeur de l’école de Ouâda traditionnel, Toubga Gousba, a dit avoir approfondi les techniques de transcription, de lecture et d’écriture en mooré.

L’utilisation d’une langue comprise par les enfants favorise, selon lui, leur participation en classe, notamment lors des activités de « nouvelles de la classe ». L’approche permet de motiver davantage les élèves et d’améliorer l’assimilation des cours.

Il a cependant déploré l’insuffisance de documents et de guides pédagogiques et s’est engagé à mettre en pratique les connaissances acquises et à accompagner ses adjoints.

Pour sa part, l’enseignant de l’école de Natenga, Issouf Bossimborgo, a salué les acquis de la formation, évoquant notamment l’apprentissage des noms des mois en mooré qui, selon lui, reflètent les réalités climatiques et environnementales.

« Cela reflète la réalité. Quand on dit tuulg-kiugu, on constate effectivement qu’au mois de mars il fait chaud », a-t-il illustré, soulignant l’intérêt de valoriser les langues nationales dans l’éducation.

La CEB de Bané entend s’appuyer sur ces acquis pour accompagner le démarrage effectif de l’éducation bi-plurilingue dans les classes de CP1 au cours de l’année scolaire 2026-2027.

Agence d’Information du Burkina
IB/SM/ata

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