Passoré/CCP : Le Haut-commissaire exhorte les acteurs à améliorer l’action publique au niveau provincial

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Passoré/CCP : Le Haut-commissaire exhorte les acteurs à améliorer l’action publique au niveau provincial

Yako, 10 sept. 2026 (AIB)- Le Cadre de concertation provincial (CCP) du Passoré a tenu le mercredi 9 septembre 2026 à Yako, sa deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence du Haut-commissaire de la province, Daouda Sangaré, en présence des membres du CCP et de plusieurs acteurs locaux. A cette occasion, le camarade Sangaré a exhorté les acteurs à œuvrer à l’amélioration de l’action publique au niveau provincial.

 

La rencontre a porté sur plusieurs communications relatives notamment à la campagne agricole humide 2026-2027, à la situation épidémiologique du district sanitaire de Yako, à la liberté d’association ainsi qu’à des programmes et initiatives en faveur de la fertilité des sols et de l’autonomisation des femmes rurales.

A l’ouverture des travaux, le Haut-commissaire du Passoré, Daouda Sangaré, a exhorté les acteurs à faire du CCP un véritable instrument d’aide à la décision et d’amélioration de l’action publique au niveau provincial.

La première communication, présentée par le directeur provincial en charge de l’Agriculture, Sidbéwendin Ernest Yampa, a porté sur la situation de la campagne agricole humide 2026-2027.

Selon le camarade Yampa, la campagne agricole se déroule normalement, malgré des pluies enregistrées tardivement, notamment au début du mois de juillet, une mauvaise répartition des précipitations dans le temps et dans l’espace, ainsi que des attaques fongiques observées sur les jeunes plants en phase de levée.

Il a indiqué que les objectifs de la campagne portent notamment sur l’aménagement de 468 hectares de bas-fonds rizicoles, le labour de 944 hectares de terres et le financement de 90 plans d’affaires de microprojets.

La campagne prévoit également la mise à disposition d’intrants à prix subventionnés, dont 1 005 tonnes d’engrais chimiques et 71 tonnes de semences améliorées.

En matière de santé animale, il est prévu de vacciner 141 600 petits ruminants contre la peste des petits ruminants (PPR), 134 135 animaux contre la variole aviaire, 35 182 bovins contre la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB) et 31 776 animaux contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNCB).

La deuxième communication, consacrée à la situation épidémiologique du district sanitaire de Yako, a été présentée par le médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Yako, Dr Ousséni Sawadogo.
Selon le MCD, les maladies prioritaires notifiées de la première à la 36e semaine de l’année 2026 comprennent notamment 71 303 cas de paludisme simple, 2 986 cas de paludisme grave, 49 cas de dengue et trois décès maternels.

Dr Sawadogo a souligné que le paludisme demeure le principal problème de santé dans le district, avec huit décès enregistrés des suites de paludisme grave, dont sept enfants âgés de moins de cinq ans.

La troisième communication, présentée par le secrétaire général de la province (SGP), Saïdou Ouédraogo, a porté sur la liberté d’association.

Le SGP a expliqué que le cadre juridique régissant les organisations associatives au Burkina Faso a connu plusieurs évolutions depuis l’adoption de la Constitution du 2 juin 1991. Il a notamment évoqué la loi n°10-92/ADP du 15 décembre 1992 relative à la liberté d’association, ainsi que les différentes réformes intervenues depuis lors.

Selon le camarade Ouédraogo, la nouvelle loi vise à corriger les insuffisances des textes antérieurs, à assainir le cadre associatif et à renforcer la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La communication visait également à éclairer les membres du CCP sur plusieurs aspects liés à la constitution d’une association, à la déclaration de son existence auprès de l’autorité compétente, à son fonctionnement et à sa dissolution, ainsi qu’au contrôle des organisations associatives par l’Etat et aux sanctions prévues par les textes.

La quatrième communication a été présentée par le coordonnateur terrain du programme SOIL VALUES, Becleme Bayoulou.

Le camarade Bayoulou a expliqué que le programme SOIL VALUES ,par ailleurs partenaire du CCP, est mis en œuvre depuis 2024 au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Il vise principalement à contribuer à l’amélioration de la santé et de la fertilité des sols au Burkina Faso.

La cinquième communication a été présentée par l’assistant technique du Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER), Souleymane Noba.

Il a expliqué que le REPAFER est le partenaire financier chargé de la mise en œuvre du programme SOIL VALUES, qui vise notamment à lutter contre la dégradation des sols agricoles et la précarité des productions.

Le camarade Noba a également indiqué qu’en plus de la mise en œuvre du programme SOIL VALUES, le REPAFER mène d’autres activités, dont la Semaine nationale de la femme rurale (SENAFER), organisée en marge de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée chaque année le 15 octobre.

Au terme des travaux, le Haut-commissaire du Passoré, Daouda Sangaré, a rappelé que le CCP constitue un outil essentiel de coordination et de suivi des actions de développement dans la province.

Satisfait du bon déroulement des travaux, il a exhorté les membres statutaires à faire du CCP un véritable cadre de propositions et d’actions en faveur du développement durable du Passoré.

Le premier responsable de la province a également remercié les partenaires financiers ainsi que l’ensemble des participants pour leur engagement.

Agence d’information du Burkina
ZES/no/yos

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