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Boulgou : le Conseil supérieur de la communication renforce les capacités de 35 acteurs des médias et du numérique à Tenkodogo
Tenkodogo, 9 sept. 2026 (AIB) – Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé, du 7 au 9 septembre 2026 à Tenkodogo, un atelier de formation et de sensibilisation de 35 journalistes et web activistes sur leur responsabilité sociale en période de crise.
Après Bobo-Dioulasso et Koudougou, Tenkodogo a accueilli la troisième phase de cette activité qui a réuni des professionnels des médias et du numérique des régions du Nakambé, du Goulmou, du Kuilsé, de l’Oubri, de la Sirba, de la Tapoa et du Yaadga.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le Président du CSC, Wendingoundi Louis Modeste Ouédraogo, a été marquée par l’exécution de l’hymne national et les interventions du gouverneur du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, et du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Dieudonné Kini.
Le camarade gouverneur a souhaité une bonne session aux participants, avant de les inviter à profiter de leur séjour à Tenkodogo et de les rassurer quant à leur sécurité. Abraham Somdo a d’ailleurs salué le travail mené par les Forces de défense et de sécurité (FDS).
Pour le représentant du PNUD, « le développement humain durable n’est possible que dans une société de paix, de tolérance et de cohésion sociale », où les citoyens ont accès à une information fiable et de qualité. Selon ses explications, ce point rejoint l’objectif de développement durable 16, relatif à la paix, à la justice et à des institutions efficaces.
S’appuyant sur le verset biblique « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue » (Proverbes 18:21), Dieudonné Kini a invité les journalistes et web activistes à mesurer leur responsabilité dans la diffusion de l’information.
« Par votre professionnalisme, votre respect des règles déontologiques et votre engagement en faveur de la vérité et de la défense de l’intérêt général, vous contribuez à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions », a-t-il conclu.
La communication inaugurale, intitulée « La responsabilité sociale du journaliste ou du web-activiste dans la gestion de l’information en période de crise », a été présentée par l’expert en STIC, Moussa Sawadogo.
Les trois jours de travaux ont porté sur neuf modules. Il s’agit notamment du rôle du CSC dans la régulation de l’information en période de crise, de la couverture médiatique des attaques terroristes, la gestion des émissions d’expression directe, la promotion de la cohésion sociale, la manipulation de l’information à l’ère de l’intelligence artificielle, du fact-checking et de l’investigation numérique (OSINT).
La sécurité numérique et la cybercriminalité, la répression de la désinformation et des discours de haine, ainsi que le pacte des médias burkinabè pour une communication de guerre contre le terrorisme et la reconquête du territoire national ont également été abordés.
Ces modules ont été animés par plusieurs experts, dont Abdoulaye Dao, directeur général de la publicité et de l’observation des contenus du CSC, le lieutenant-colonel Abdoul Azize Ouédraogo, directeur de la communication et des relations publiques des armées burkinabè, Sa Majesté le Dawelg Naaba Boalga, Alain Dabilgou, expert en veille médiatique, Isidore Bouda, président de l’association Fasocheck, le capitaine de police Emmanuel Nacoulma de la BCLCC, et K. Raymond Sanogo, président du TGI de Tenkodogo.
À la clôture, le directeur de cabinet du président du CSC, Fousseni Kindo, a lu le discours du président de l’institution. Celui-ci a réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre le renforcement des capacités des professionnels des médias et des acteurs de la communication.
« Nous continuerons, avec l’appui de nos partenaires, à créer des cadres de dialogue, de formation et d’échanges afin d’accompagner l’évolution des pratiques médiatiques et de relever les défis liés à la gestion de notre espace civique numérique », a-t-il déclaré.
Dans leur motion de remerciement, les participants ont salué l’initiative du Conseil et de ses partenaires ainsi que l’accompagnement des autorités du Nakambé. Ils ont promis de faire du professionnalisme leur leitmotiv.
Agence d’Information du Burkina (AIB)
JPB/ata/zs

