Lutte contre le paludisme : 1 046 pneus usés retirés des rues de Diébougou
Diébougou, 8 septembre 2026 (AIB)-La commune de Diébougou a intensifié, les 7 et 8 septembre 2026, ses actions de lutte contre les gîtes larvaires dans plusieurs quartiers de la ville, dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales de lutte anti-vectorielle (JNLAV). En deux jours, les équipes mobilisées ont notamment désherbé deux hectares de terrain, curé un kilomètre de canaux de drainage et retiré 1 046 pneus usés de 20 « points verts ».
Cette opération constitue la deuxième intervention de lutte anti-vectorielle menée en 2026 dans la commune de Diébougou. La première phase, organisée en août dernier, avait permis d’intensifier la sensibilisation des populations et de mener des actions de destruction de plusieurs gîtes larvaires.
Pour cette deuxième phase, les acteurs ont voulu maintenir la pression sur les gîtes larvaires, principaux lieux de prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.
Les équipes se sont principalement concentrées sur trois types d’activités : le curage des canaux de drainage des eaux pluviales, le désherbage des zones à forte densité de végétation et les sorties de terrain dans les « points verts », considérés également comme des sites favorables au développement des larves de moustiques.
Au terme des deux jours d’intervention, les résultats font état de deux hectares d’espace public désherbés, d’un kilomètre de canaux de drainage curés et de 1 046 pneus usés collectés dans 20 points verts, contre 19 initialement prévus, puis déposés sur le site de décharge des déchets.
Sur le terrain, les vulcanisateurs ont également reçu des conseils pratiques pour limiter la stagnation des eaux de pluie dans les pneus usagés.
« Faites des orifices d’environ 5 à 10 centimètres le long du flanc des pneus et disposez-les de sorte que le flanc troué soit en bas pour les pneus que vous souhaitez garder pour la publicité, afin de permettre l’écoulement des eaux de pluie », a conseillé le chef du service Eau, Hygiène et Assainissement de la mairie de Diébougou, Ulrich Frédéric Ahmed Coulibaly.
Sensibilisé sur son lieu de travail, le vulcanisateur Sorekar Vianney Somé dit avoir retenu la leçon et s’engage à mettre en pratique les conseils reçus.
« Je vais appliquer ces conseils et essayer d’être un modèle pour les autres », a-t-il déclaré.
Pour Ulrich Frédéric Ahmed Coulibaly, l’atteinte de l’objectif gouvernemental de vaincre le paludisme à l’horizon 2030 passe nécessairement par l’implication de tous les acteurs.
« Le paludisme tue plus qu’on ne le pense. Je pense que tout le monde doit contribuer à cette lutte-là. Dans les maisons, les commerces, les services et les lieux publics, nous devons nous débarrasser de tous les récipients dans lesquels l’eau stagne et qui favorisent la multiplication des moustiques. Nous devons également faire des remblais là où l’eau peut rester pendant plusieurs jours », a-t-il insisté.
Les responsables de la campagne appellent ainsi les populations à poursuivre les gestes d’assainissement au quotidien afin de réduire durablement les gîtes larvaires et, partant, la prolifération des moustiques responsables de la transmission du paludisme.
Agence d’Information du Burkina
KMG/ata

