Koosin/Bourasso : Le pasteur Siméon Coulibaly, un guide religieux devenu grand producteur agricole

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Koosin/Bourasso : Le pasteur Siméon Coulibaly, un guide religieux devenu grand producteur agricole

 

Bourasso, 7 sept. 2026 (AIB)-Le pasteur de l’église de l’Alliance chrétienne de Bourasso, Siméon Coulibaly, est à la fois guide religieux et entrepreneur agricole. A Bourasso, il se distingue par son engagement dans l’agriculture et par l’importance des superficies emblavées au titre de la campagne agricole 2026.

Une visite guidée de l’exploitation du pasteur de l’église de l’Alliance chrétienne de Bourasso, Siméon Coulibaly, effectuée le lundi 7 septembre 2026, a permis de constater un état d’évolution satisfaisant des cultures.

Pour la campagne agricole en cours, le pasteur Siméon Coulibaly a emblavé au total 28 hectares dont 21 hectares de maïs, 04 hectares de sésame et 03 hectares de sorgho.

A travers cette diversification et ces superficies importantes, le guide religieux fait de l’agriculture un espace où la spiritualité se conjugue avec le travail, la production, l’autonomie et la responsabilité.

Interrogé sur ses rendements, le pasteur estime pouvoir obtenir plus de 20 sacs de maïs à l’hectare.

« Mais avec une bonne pluviométrie, je pourrais avoir 400 à 500 sacs de maïs à la fin de campagne. C’est la culture du maïs que je maîtrise le mieux, car je la pratique depuis plus de vingt ans maintenant », a-t-il confié.

Au-delà de son ministère religieux, l’«homme de Dieu» mène également des actions sociales en faveur des veuves et des orphelins de son église.

« Il y a une trentaine de veuves et une quinzaine d’orphelins que nous prenons en charge, notamment les victimes du terrorisme », a-t-il souligné.

Selon pasteur Siméon Coulibaly, les principales difficultés rencontrées dans son activité agricole sont liées à l’installation tardive et à l’irrégularité des pluies, ainsi qu’au coût élevé des intrants agricoles.

« C’est cette année, avec l’Initiative présidentielle pour l’agriculture, que j’ai pu bénéficier de l’engrais à un prix subventionné par l’État. Sinon, les années précédentes, j’achetais le sac d’engrais chez les commerçants entre 25 000 et 35 000 F CFA », a-t-il affirmé.

Fort de son expérience, l’entrepreneur agricole appelle les chefs et guides religieux, notamment les pasteurs, à s’inspirer de l’exemple de Jésus-Christ en œuvrant au bien-être global de leurs fidèles.

« Jésus enseignait, priait, soignait et nourrissait ceux qui le suivaient. Notre mission, c’est de veiller sur l’humain dans son entièreté », a-t-il conseillé.

Agence d’information du Burkina

KK/AC/HB/OO

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