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Ganzourgou : Une association forme plus d’une centaine de jeunes et de femmes en aviculture moderne à Zorgho
Zorgho, 7 sept. 2026 (AIB)- L’Association génération montante pour le développement du Ganzourgou (AGMDG) a lancé, lundi 7 septembre 2026 à Zorgho, les activités de renforcement des capacités des acteurs de la filière avicole de la province. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet, dénommé « Projet d’autonomisation des jeunes e aut des femmes du Ganzourgou autour de l’aviculture moderne ».
La cérémonie, tenue dans la salle de réunions du haut-commissariat de Zorgho, a été présidée par la haut-commissaire de la province, Aminata Sorgho/Gouba.
Selon la présentation faite par la chargée de la mobilisation féminine de l’AGMDG, Félicité Kaboré, le projet repose sur trois volets : la réalisation des infrastructures, le renforcement des capacités ainsi que le marketing et la commercialisation.
Sur le volet infrastructures, un centre de formation a été construit dans le village de Torodo, commune de Zorgho. Il comprend un poulailler d’une capacité de 1 000 sujets, une salle de formation, un magasin et un forage avec adduction d’eau. Sept poulaillers démonstratifs de 500 sujets ont également été construits et équipés dans les autres communes de la province.
La phase consacrée au renforcement des capacités prévoit la formation de plus de 20 formateurs endogènes et plus de 100 promoteurs avicoles. Elle comprend également un dispositif de coaching technique et commercial, des formations continues et deux sessions d’approfondissement consacrées à l’hygiène et à la sécurité en aviculture ainsi qu’à l’optimisation des activités avicoles. Les participants seront alors mieux outillés sur la pratique de l’aviculture moderne et la gestion d’une unité avicole.
Dans son discours, la haut-commissaire du Ganzourgou, Aminata Sorgho/Gouba, a relevé le rôle de l’aviculture dans l’économie locale.
« La filière avicole constitue un maillon essentiel de notre économie locale », a-t-elle déclaré. Selon elle, elle contribue à la sécurité alimentaire, à l’amélioration des revenus des ménages et à l’emploi des jeunes et des femmes.
Camarade Sorgho/Gouba a invité les bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises au cours des formations. Pour elle, « L’aviculture moderne, bien conduite, peut véritablement constituer un tremplin vers votre autonomisation économique ».
Le dispositif prévoit l’utilisation des poulaillers démonstratifs logés dans certaines écoles, comme espaces de formation et de production. Leur gestion doit associer les Présidents des délégations spéciales (PDS), les structures qui les abritent, les formateurs endogènes et les vaccinateurs villageois de volailles.
Les formateurs endogènes auront notamment pour rôle d’identifier les besoins des producteurs, d’animer les formations pratiques et de participer à la gestion technique des poulaillers. Le centre de formation de Torodo assurera, pour sa part, les formations d’approfondissement, le suivi technique et l’appui au coaching et à la mise en relation avec les marchés, les financements et les fournisseurs d’intrants.
La haut-commissaire, avant de déclarer officiellement lancées les activités de renforcement des capacités des acteurs de la filière avicole, a appelé l’AGMDG à impliquer davantage les PDS et à travailler avec les services techniques de l’État, notamment ceux chargés des ressources animales, pour « un accompagnement de qualité et un suivi rigoureux des bénéficiaires. »
Agence d’information du Burkina
MS-DNK

