BURKINA-LUTTE-PALUDISME-DIAPAGA
Tapoa : les Appelés de l’immersion patriotique s’invitent à la croisade contre les moustiques
Diapaga, 5 septembre 2026, (AIB) – Dans le cadre du lancement de la phase 2 des journées nationales de lutte anti vectorielle, la délégation spéciale de Diapaga, en collaboration avec le district sanitaire de ladite commune, a organisé, samedi 5 septembre 2026, une vaste campagne de lutte anti vectorielle.
Les Appelés à l’immersion patriotique obligatoire de Diapaga, les associations, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont répondu à l’appel pour la destruction des gîtes larvaires. L’objectif, selon Oumarou Tao du district sanitaire de Diapaga, est d’assainir la localité, réduire la prolifération des moustiques et prévenir les maladies telles que le paludisme, la dengue et le chikungunya en cette période de fortes pluies.
Les équipes ont sillonné la ville pour curer les caniveaux, éliminer les eaux stagnantes et sensibiliser les ménages sur les bonnes pratiques. La délégation spéciale et le district sanitaire de Diapaga, ont salué l’engagement citoyen et appelé à la poursuite des efforts pour une ville saine, même après ces journées.
Pour le 1er vice-président de la délégation spéciale, Soali Ouali, la saison pluvieuse favorise la multiplication des moustiques. Les eaux stagnantes, les caniveaux bouchés et les déchets constituent des gîtes larvaires idéaux. « Face à la recrudescence des cas de paludisme et à l’alerte sur la dengue, nous avons lancé un appel à la mobilisation. Aller à la croisade contre les moustiques est une opération citoyenne qui consiste à attaquer l’agent vecteur à la source, en détruisant ses lieux de reproduction », a-t-il indiqué.
Pour les Appelés à l’IPO 2026, cette mobilisation montre que la santé est l’affaire de tous. Ils se sont engagés, à l’issue de ces journées, à curer les caniveaux, combler les flaques d’eau, ramasser les déchets, vidanger les récipients, les fûts, les pneus et autres objets retenant de l’eau. « Avec l’accompagnement du district sanitaire de Diapaga, nous allons sensibiliser nos parents sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées et sur l’assainissement autour des concessions », a déclaré le délégué des Appelés, Tamba Tankoano, soulignant que la lutte continue jusqu’au dernier moustique.
« On nous a appelés, on est venu. C’est notre ville, c’est notre santé. On va gagner la guerre contre les moustiques », a ajouté le porte-parole. Il souhaite observer, avant leur départ pour l’université, un changement de comportement chez leurs parents en matière d’assainissement.
Pour Oumarou Tao du district sanitaire de Diapaga, 70% de la lutte contre le palu se joue à la maison. « Détruire les gîtes larvaires, c ‘ est tuer le moustique avant son éclosion », a conclu le professionnel de la santé.
Agence d’information du Burkina
IBK/ata/zs

