Niangoloko : le Lycée privé Ephraïm célèbre ses 25 ans du 8 au 10 octobre 2026
Niangoloko, 31 août 2026 (AIB)-Le Lycée privé Ephraïm de Niangoloko, premier établissement secondaire privé de la commune, célèbre son jubilé d’argent du 8 au 10 octobre 2026. Vingt-cinq ans après son ouverture, l’établissement a assuré la formation de centaines de cadres aujourd’hui en service dans l’administration publique et le secteur privé au Burkina Faso.
Ouvert le 1er octobre 2001 par le camarade Daniel Nassa, un agent de la SONABEL aujourd’hui à la retraite, l’établissement a comblé un vide éducatif dans une commune qui ne disposait alors que du lycée Santa comme unique établissement secondaire public.
Abraham Dramane Soulama, ancien maire de Niangoloko, qui avait aidé le promoteur à identifier le site d’implantation, se souvient d’une démarche accueillie comme une évidence.
« Le camarade Nassa est passé nous voir au bureau pour dire qu’il voulait qu’on l’appui à trouver un site pour l’ouverture d’un collège privé. À cette époque, il n’était pas du tout facile d’ouvrir un établissement privé. Nous nous sommes dit que c’était une bonne opportunité, parce qu’on n’avait qu’un seul établissement secondaire public », relate-t-il.
Il a ajouté que l’absence de places au lycée Santa contraignait jusque-là de nombreux parents à scolariser leurs enfants à Banfora, « où les questions de tuteurs étaient parfois un cauchemar ».
Le premier directeur, Tamalgo Loïse, a été suivi par plusieurs responsables, dont Zongo Marou Mathieu, ancien enseignant de français passé à la direction en 2005. Ce dernier reconnaît des débuts éprouvants, dans un contexte marqué par des troubles au sein de l’enseignement public de la place.
« J’avoue que les débuts n’ont pas été faciles, mais nous y avons cru avec l’engagement indéfectible du fondateur à nous accompagner. Nous avons mis un accent particulier sur la discipline », explique-t-il, évoquant également les aménagements consentis face aux difficultés de paiement des frais de scolarité par certaines familles.
L’établissement en est aujourd’hui à son quatrième directeur, le camarade Sib Dissour Claude, en poste depuis l’année scolaire 2012-2013.
Cette exigence disciplinaire, selon d’anciens responsables, a permis à l’établissement de s’imposer comme une référence dans la région des Tannounyan. Une école primaire y a par ailleurs été ouverte au cours de l’année scolaire 2019-2020, dont les résultats sont déjà salués.
Pour l’année scolaire 2025-2026, l’établissement a enregistré un taux de réussite de 61,33 % au BEPC (92 admis sur 148 candidats présentés), de 88,23 % au Bac série A (30 admis sur 34) et de 45,28 % au Bac série D (24 admis sur 53).
Ancienne élève de l’établissement avant l’ouverture du second cycle, madame Touré, née Ouédraogo Zarika, aujourd’hui professeure certifiée des écoles, y a obtenu son BEPC dans un climat qu’elle décrit comme porteur.
« Il y régnait un climat favorable d’apprentissage entre les professeurs et les élèves que nous étions. On sentait vraiment que les enseignants se souciaient de notre devenir plus que nous-mêmes », témoigne-t-elle.
Devenue fonctionnaire dans la commune, elle y a depuis inscrit ses propres enfants, formulant un vœu pour l’avenir de l’établissement : « Je souhaite que cet élan puisse être maintenu, voire amélioré, car la perfection est une conquête permanente. »
Agence d’information du Burkina
HB/ata

