Nazinon: la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative officiellement lancée à Manga

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Nazinon: la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative officiellement lancée à Manga

Manga, 31 août 2026 (AIB) – la gouverneure de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulm a officiellement lancée, lundi à Manga, la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMTA), placée sous le thème: « Introduction des médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales de prise en charge des maladies au Burkina Faso : défis et opportunités pour l’atteinte de la souveraineté sanitaire ».

Cette édition se tient dans un contexte de forte mobilisation en faveur de la valorisation des savoirs endogènes et de la consolidation de l’autonomie sanitaire du pays.

La cérémonie d’ouverture, qui marque le début d’une semaine d’activités prévues du 31 août au 5 septembre 2026, a réuni des autorités administratives, des responsables sanitaires, des praticiens de la médecine traditionnelle ainsi que des forces vives de la région et du pays.

Dans son allocution la gouverneure a qualifié le thème de cette 14e édition d’« ambitieux », estimant qu’il appelle à réfléchir aux conditions concrètes permettant de transformer nos ressources et nos savoirs endogènes en solutions de santé fiables, accessibles et adaptées aux priorités sanitaires nationales.

Pour l’autorité régionale, l’intégration effective des médicaments traditionnels améliorés (MTA) dans les directives nationales de prise en charge des maladies ne saurait être symbolique.

Elle doit, selon elle, reposer sur des preuves suffisantes, des normes de qualité, une production maîtrisée, une évaluation rigoureuse de la sécurité et de l’efficacité, des indications thérapeutiques clairement établies ainsi qu’un dispositif effectif de surveillance des effets indésirables.

La directrice de la médecine traditionnelle et alternative, Dr Mariam Bagagnan, a, pour sa part, souligné l’importance de la médecine traditionnelle dans le quotidien des populations burkinabè.

« Plus de 80 % de la population fait recours à la médecine traditionnelle », a-t-elle affirmé, mettant ainsi en évidence la place importante qu’occupe ce secteur dans la couverture des besoins sanitaires des populations.

Face aux inquiétudes parfois exprimées quant à la fiabilité et à la sécurité de certains produits traditionnels, Dr Mariam Bagagnan a rassuré que des mesures sont prises pour améliorer la qualité des soins et protéger la santé des populations.

« Pour exercer le métier de la médecine traditionnelle, il faut une autorisation d’exercer délivrée par le ministère en charge de la Santé », a-t-elle précisé.

Le Trésor humain vivant (THV), Naaba Ligdi de Kassougou, a salué l’initiative des plus hautes autorités du Burkina Faso visant à promouvoir et à intégrer la médecine traditionnelle dans les directives nationales de prise en charge des maladies.

La 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative constitue ainsi un cadre de réflexion, de partage d’expériences et de valorisation des pratiques endogènes, en vue de renforcer leur contribution à l’atteinte de la souveraineté sanitaire du Burkina Faso.

Agence d’Information du Burkina
SM/BGB/bak

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