BURKINA-JOURNEE-PROMOTION-PAIX-INTERRELIGIEUSE
Burkina : les différentes confessions religieuses s’unissent pour la paix
Ouagadougou, 29 août 2026 (AIB)- L’association la paix au Faso pour la cohésion sociale interreligieuse a organisé, ce samedi à la Place de la nation de Ouagadougou, une journée nationale de la paix et de la cohésion sociale, sous le thème « de la diversité à l’unité, de l’unité à la force ». La cérémonie d’ouverture a mobilisé les représentants des différentes confessions religieuses. Tous ont été unanimes : la paix et le vivre-ensemble nécessite un engagement collectif.
L’ambiance était celle des grands jours, ce samedi 29 août 2026 à la Place de la nation de Ouagadougou. Dans une atmosphère de fraternité interreligieuse, un seul mot d’ordre était de mise : la promotion de la paix. Une initiative de l’association La paix au Faso pour la cohésion sociale interreligieuse qui a permis à toutes les communautés de réaffirmer leur engagement pour la culture du vivre-ensemble et d’inviter leurs fidèles à y prendre part.
Le décor a été planté avec les bénédictions du Moogho Naaba, prononcées par Naaba Djigemdé de Kienfangué. Il a notamment demandé aux participants de transmettre, à leur retour dans leurs communautés respectives, la nécessité de cultiver la paix. « Nous devons aussi soutenir les actions du chef de l’Etat dans la recherche et la construction de la paix », a-t-il souligné.
« Nous avons pensé que si le peuple s’unit, le Burkina Faso sera libéré », a déclaré le président de l’Association La paix au Faso pour la cohésion sociale interreligieuse, Adama Compaoré, face à la dégradation du vivre-ensemble au Burkina, alors que le pays compte une soixantaine d’ethnies et plusieurs confessions religieuses.
« On trouve des familles où il y a des musulmans, des catholiques et des évangéliques qui arrivent à vivre dans la paix. On voudrait qu’il en soit ainsi à l’échelle du pays », a poursuivi Adama Compaoré. Le but à terme est de former une table ronde avec toutes les confessions religieuses et de mettre en place une organisation pour aller vers cette unité, surtout que le président a récemment pris des mesures pour encadrer les religions au Burkina.
Le parrain de cette activité est El Hadj Amidou Birba, dont le discours a été lu par El hadj Yacouba Guigma. « La cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit jour après jour par des actions concrètes, par le dialogue et la compréhension mutuelle. Que cette journée soit un appel à la réflexion, à la mobilisation et à l’action collective pour que le Burkina continue de rayonner comme un exemple de fraternité et de solidarité en Afrique et dans le monde », a-t-il lancé.
La journée s’est poursuivie avec des panels, animés notamment par des responsables religieux, dont le représentant de l’archidiocèse de Ouagadougou, Sylvain Bourgou, le pasteur Timothée Kaboré de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) ou le guide religieux Cheick Abdoul Aziz Aguib Soré.
« Le gouvernement salue à sa juste valeur toutes les initiatives que les communautés développent dans la recherche de solutions adaptées et durable pour le dialogue communautaire, religieux et interreligieux inclusif et constructif », a déclaré la directrice générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles, Mariam Sanogo, au nom du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo.
Agence d’information du Burkina
ZS/ata

