SANDBONDTENGA-MANE – HISTOIRE-RÉSILIENCE- DÉVELOPPEMENT
Sandbondtenga/Culture: A Mané, l’histoire locale présentée comme un levier de résilience et de développement
Mané, 22 août 2026 (AIB) – L’histoire du kombéré (canton) de Mané constitue un précieux levier pour renforcer la résilience des populations, préserver la mémoire collective et stimuler le développement local, a estimé samedi le professeur d’histoire-géographie Harouna Sawadogo, lors d’une conférence publique organisée à l’occasion de la première édition du « Bayir Dare », à Silmidougou, chef-lieu dudit canton.
Placée sous le thème « Le kombéré de Mané, un exemple de bravoure et de résilience face à l’impérialisme de Naaba Yasmé à Naaba Sinbdo », la conférence a permis au communicateur de revenir sur les grandes étapes de l’histoire du canton, de Naaba Yasmé, son fondateur, à Naaba Sinbdo, l’actuel chef.
Le conférencier a relevé que les affrontements ayant marqué l’histoire ancienne du kombéré, bien avant la pénétration coloniale, s’inscrivaient principalement dans une logique de défense de l’intégrité territoriale.
La résistance opposée en 1896 à la colonne Voulet-Chanoine constitue, selon lui, l’une des illustrations de cette tradition de bravoure. Cet héritage historique s’est prolongé à travers les différentes épreuves auxquelles les populations de Mané ont été confrontées au fil du temps, a-t-il soutenu.
Abordant la période récente, Harouna Sawadogo a relevé la capacité des populations à faire face aux défis sécuritaires, notamment aux incursions terroristes enregistrées en 2022. Il a salué la résilience collective ayant permis la réinstallation de l’ensemble des villages de la commune à partir de 2024.
Selon le professeur d’histoire-géographie, la connaissance du passé local doit davantage être exploitée pour favoriser le développement de la commune et promouvoir son potentiel touristique. Il a notamment appelé à une meilleure valorisation des ressources matérielles et immatérielles qui constituent le patrimoine culturel de Mané.
Pour Harouna Sawadogo, la transmission de cette mémoire aux jeunes générations est capitale afin de leur permettre de mieux connaître leurs racines et de s’en inspirer pour relever les défis actuels.
Cette conférence publique s’inscrit dans le cadre du « Bayir Dare », qui signifie « retour au village natal », une initiative visant à créer un cadre de transmission intergénérationnelle, à promouvoir les traditions locales et à renforcer les liens entre les ressortissants de Mané.
La première édition a mobilisé les filles et fils de Mané, de l’intérieur comme de l’extérieur, autour de Sa Majesté le Naaba Sinbdo, chef du canton, dans une ambiance empreinte de fraternité et de solidarité.
La cérémonie a également enregistré la présence des autorités administratives, militaires et paramilitaires locales, avec à leur tête Wendinconté Alain Kiemtoré, préfet, président de la délégation spéciale communale de Mané.
Agence d’Information du Burkina
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