Koosin/Education : Une maladie contraint un élève de Dakuy à abandonner l’école 

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Koosin/Education : Une maladie contraint un élève de Dakuy à abandonner l’école 

 

Doumbala, 28 juil. 2026 (AIB)-L’élève Paulin Traoré de l’école de Dakuy a abandonné l’école à la suite d’une maladie. Son cursus a pris un coup à son CM1 à cause d’un mal qu’il traine depuis sa naissance et qui le ronge d’année en année.   

Paulin Traoré était un élève de l’école de Dakuy, un village situé à 12 hm, côté Est de Doumbala.

Initialement apparu sous la forme d’un petit bouton sur la lèvre supérieure, le mal a évolué progressivement au fil des années. Au 28 juillet 2026, la lèvre supérieure a atteint un volume tel qu’elle recouvre complètement la lèvre inférieure.

« J’ai abandonné l’école parce que je ne supportais plus le regard des autres élèves. Mon bouton est devenu très gros et cela me met mal à l’aise. C’est la honte qui m’a poussé à arrêter les cours, même si ce n’était pas mon choix. Aujourd’hui encore, je regarde avec envie les enfants partir à l’école et il m’arrive souvent d’en pleurer », a-t-il confié.

Son plus grand souhait est de reprendre les études si la maladie guérit ou s’améliore.

Selon les témoignages de son maître d’école, Paulin est une étoile et il a toujours été parmi les trois premiers.

« Cette déperdition me touche profondément. Son avenir est hypothéqué », a ajouté l’enseignant.

Le père de l’élève, Benoît Traoré, a expliqué qu’après une première consultation au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Nouna, son fils a été référé à l’hôpital de Dédougou, avant d’être orienté à son tour vers Bobo-Dioulasso.

« Arrivés à Bobo-Dioulasso, nos moyens financiers se sont rapidement épuisés. Malgré les dettes contractées pour assurer la prise en charge de mon fils, nous avons été contraints d’interrompre les soins et de regagner Bankuy. Depuis notre retour, la tumeur ne cesse de grossir et je me sens aujourd’hui impuissant face à la situation », a déclaré M. Traoré.

Selon la mère de l’élève, Brigitte Diarra, le bouton était minuscule et la famille n’avait jamais su qu’il allait prendre cette tournure.

Elle implore Dieu et toute personne de bonne volonté de leur venir en aide.

Agence d’information du Burkina

AC/HB/OO

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