Burkina/Pôles de croissance : le gouvernement veut accélérer le Technopôle pharmaceutique de Kokologho et relancer la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso

Burkina/Pôles de croissance : le gouvernement veut accélérer le Technopôle pharmaceutique de Kokologho et relancer la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso

Ouagadougou, 27 juil. 2026 (AIB) – Le Comité national de pilotage des pôles de croissance a ouvert, lundi, sa première session ordinaire de l’année 2026, consacrée à l’examen des stratégies visant à accélérer l’opérationnalisation du Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho et à redynamiser la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, deux projets stratégiques pour le renforcement des souverainetés sanitaire et alimentaire du Burkina Faso.

Présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la souveraineté économique du Burkina Faso. Selon le Chef du Gouvernement, le pays a fait le « choix irréversible de rompre avec les modèles de dépendance » afin de bâtir une économie fondée sur ses propres ressources.

Les travaux de cette session ont porté sur deux thématiques majeures. La première concerne l’accélération de l’opérationnalisation du Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho afin d’en faire un moteur de la souveraineté sanitaire et un levier de mise en œuvre du Plan national de développement 2026-2030.

Le Chef du Gouvernement a relevé que les crises sanitaires mondiales, notamment la COVID-19, Ebola et la fièvre de Lassa, ont démontré la nécessité pour les États de disposer d’une capacité nationale de production de médicaments et de produits de santé essentiels.

Il a toutefois reconnu que la mise en œuvre du Technopôle connaît des lenteurs et a invité les membres du comité à proposer des mesures concrètes pour accélérer sa réalisation.

La seconde thématique est consacrée à la redynamisation de la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso en vue d’accroître la production nationale d’huile alimentaire de qualité et de réduire la dépendance du pays aux importations.

Pour le Premier ministre, le développement de cette filière contribuera à renforcer la sécurité alimentaire, à préserver le pouvoir d’achat des ménages, à créer des emplois et à générer davantage de richesses au profit de l’économie nationale.

Invitant les participants à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’esprit patriotique, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a estimé que « le temps n’est plus aux diagnostics répétés ; il est à l’action déterminée, à la responsabilité collective et à la traduction concrète de nos résolutions ».

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a expliqué que la session conjointe 2025-2026 du Comité national de pilotage des pôles de croissance a permis d’évaluer les résultats des pôles existants et d’identifier les insuffisances à corriger, conformément aux orientations du Premier ministre.

Concernant la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, créée en 2014, il a indiqué qu’elle améliore la disponibilité de l’huile alimentaire, mais ne couvre encore qu’environ 30 % des besoins nationaux.
Des recommandations ont été formulées pour renforcer sa gouvernance, élargir l’adhésion des huileries et diversifier les matières premières.

Le Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho (Faso Pharma) satisfait moins de 10 % des besoins du pays en produits pharmaceutiques, d’où la nécessité d’accélérer le projet par une mobilisation accrue des financements, selon le ministre Nacanabo.

Le ministre de l’Économie a également précisé que les réflexions ont été étendues à d’autres pôles de croissance. Le comité technique a reçu pour instruction de travailler avec les différents acteurs afin de formuler des propositions pour le développement de nouveaux pôles stratégiques.

Agence d’information du Burkina
LID/yos

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