SNC Bobo 2026 : « Les phases régionales se sont bien déroulées, le niveau des prestations artistiques s’est amélioré » (DG de la SNC, Christiane Sanon/Coulibaly)
Bobo-Dioulasso, 17 avril 2026 (AIB) – La 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026 se tiendra du 25 avril au 2 mai 2026 dans la capitale culturelle du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. À quelques jours de l’événement, la directrice générale de la SNC, Christiane Sanon/Coulibaly, a accordé un entretien à l’AIB. Les échanges ont porté sur les missions de sa structure, le bilan des Semaines régionales de la culture et le point des préparatifs de la biennale culturelle.
Agence d’information du Burkina (AIB) : Quel bilan pouvez-vous faire de l’organisation des Semaines régionales de la culture ?
Directrice générale de la SNC, Christiane Sanon/Coulibaly :
Merci pour l’opportunité que vous m’offrez de revenir sur les phases éliminatoires de la Semaine nationale de la culture. Les phases éliminatoires ont débuté à Kaya, dans la région du Centre-Nord, en début septembre 2025. Elles se sont déroulées jusqu’au début du mois de novembre 2025 dans les 14 régions culturelles du Burkina Faso et dans trois pays de la diaspora : le Niger, la Côte d’Ivoire et le Mali.
Le Niger a été ajouté cette année aux pays de la diaspora afin de permettre aux trois pays de l’AES d’être représentés. Les années précédentes, seule la Côte d’Ivoire participait, et le Mali a rejoint la compétition en 2024.
De façon générale, les compétitions se sont bien déroulées et nous avons constaté une nette amélioration du niveau des prestations artistiques. Nous avons également noté un réel engagement des responsables de troupes et un fort engouement des artistes. La participation a été plus importante que lors de l’édition précédente. Globalement, tout s’est bien passé.
AIB : Combien de troupes et de compétiteurs sont attendus à la SNC Bobo 2026 ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
De façon générale, le plateau artistique est estimé à environ 1 799 personnes, voire 2 000, en tenant compte des responsables de troupes qui accompagnent les artistes et qui doivent également être pris en charge durant tout leur séjour à Bobo-Dioulasso pendant la phase finale.
AIB : Comment se déroulent les préparatifs de la présente édition et quelles sont les difficultés rencontrées ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
Nous avons tenu aujourd’hui une rencontre du Comité national d’organisation. Les commissions ont fait le point des préparatifs et relevé certaines difficultés sur le terrain. Nous travaillons à leur résolution.
Cependant, la principale difficulté reste d’ordre financier. Nous espérons bénéficier de l’accompagnement de nos partenaires, comme lors des éditions précédentes, car le gouvernement ne peut pas tout prendre en charge. Celui-ci nous a déjà soutenus, avec une subvention en hausse par rapport à l’édition précédente.
AIB : Quel message adressez-vous à vos partenaires ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
Je tiens d’abord à leur exprimer ma reconnaissance pour la confiance qu’ils nous ont accordée lors des précédentes éditions. Je sollicite à nouveau leur accompagnement pour cette édition, afin de nous permettre d’atteindre nos objectifs. Nous avons introduit des innovations et espérons que le public en sera satisfait.
AIB : Quel message adressez-vous aux festivaliers attendus à Bobo-Dioulasso ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
J’invite les festivaliers à participer massivement aux différentes activités programmées dans le cadre de la SNC. Je les encourage particulièrement à découvrir les talents des artistes engagés dans les phases finales, un aspect souvent négligé au profit du volet festif.
Or, l’essence même de la SNC reste le Grand Prix national des arts et des lettres. Il est important que les festivaliers s’y intéressent afin de valoriser les artistes.
J’invite également les participants à respecter les consignes de sécurité et les mesures sanitaires. Dans le contexte actuel, le respect de ces consignes est essentiel pour la réussite des activités.
AIB : En dehors de l’organisation de la SNC, quelles sont les autres missions de la Direction générale ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
La SNC ne se limite pas à l’organisation de l’événement. Nous sommes désormais un établissement public de l’État à caractère administratif, avec des missions spécifiques.
À ce titre, nous devons nous doter d’outils de gestion. En 2025, nous avons élaboré et validé plusieurs documents, notamment un manuel de procédures, un plan stratégique de développement et une stratégie de communication visant à orienter nos actions et à améliorer notre visibilité.
AIB : Comment envisagez-vous la SNC dans une dizaine d’années ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
Avec les innovations en cours, je suis convaincue que la SNC connaîtra une évolution significative, tant sur le plan organisationnel que dans l’atteinte de ses objectifs.
Notre objectif principal reste la promotion des artistes primés au Grand Prix national des arts et des lettres. Dans cette perspective, nous travaillons à renforcer le marché des arts en invitant des professionnels pour mieux valoriser et diffuser les œuvres à l’international.
J’espère que, dans dix ans, les lauréats issus de cette compétition seront reconnus à l’échelle mondiale.
Je souhaite également que la Cité des artistes devienne une réalité. Ce projet permettra d’offrir des conditions d’hébergement adéquates aux artistes et de disposer d’un espace dédié aux compétitions.
AIB : À quel niveau en est le projet de la Cité des artistes ?
Christiane Sanon/Coulibaly :
À ce jour, seule la clôture du site a été réalisée. La superficie initiale a été réduite à quatre hectares, qu’il a fallu sécuriser pour éviter toute occupation anarchique.
Je tiens à remercier le gouvernement pour cet investissement. J’espère que les travaux de construction pourront se poursuivre.
Agence d’information du Burkina
Entretien réalisé par :
WUROTÈDA Ibrahima SANOU


