Sommet de l’OEACP : Ouagadougou réaffirme son attachement à la souveraineté et plaide pour une organisation unie et réformée
Ouagadougou, 29 mars 2026 (AIB)-Le Burkina Faso a réaffirmé, dimanche, son attachement à la souveraineté et appelé à une Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) unie, solidaire et réformée, lors du 11e Sommet de l’institution, tenu à Malabo, en Guinée équatoriale.
Dans une déclaration portée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, le pays a insisté sur la nécessité de bâtir une organisation plus efficace, capable de répondre aux défis actuels, dans un contexte international marqué par la montée de l’unilatéralisme et des violations du droit international.
Par ailleurs, face aux tensions qui menacent dangereusement les équilibres géopolitiques, le Burkina Faso et les autres États de la Confédération AES réitèrent, selon le ministre, leur engagement à œuvrer de concert avec les autres États de l’OEACP pour co-construire un multilatéralisme fondé sur le respect de la dignité et des trajectoires locales, et pour renforcer une solidarité véritable, force transformatrice et gage de nations prospères et respectueuses des valeurs communes.
Le Burkina Faso a également plaidé pour un recentrage des actions du Secrétariat de l’OEACP sur des priorités clairement identifiées, fondées sur les principes de solidarité, de résilience et d’innovation. Il a, à cet effet, salué les initiatives du Secrétaire général visant à insuffler une nouvelle dynamique à l’organisation.
Abordant la situation sécuritaire, la déclaration relève une aggravation des crises, notamment dans le Sahel, qui concentre environ 50 % des décès liés au terrorisme dans le monde. Face à cette réalité, le pays appelle à une réponse collective fondée sur la coopération et le respect de la souveraineté des États.
Le pays a, par ailleurs, réaffirmé son engagement en faveur du multilatéralisme, considéré comme un levier pour l’émergence d’un ordre mondial plus juste et équitable.
Dans cette dynamique, le pays et les autres États de la Confédération des États du Sahel (AES) mettent en avant des politiques axées sur la souveraineté économique, la résilience et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Enfin, Ouagadougou a appelé à une mutualisation des efforts afin de tirer pleinement profit des opportunités offertes par l’Accord de Samoa et de transformer les défis actuels en leviers de développement inclusif et solidaire.
Agence d’information du Burkina
YOS/ata


