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Kindi : la culture au cœur du renforcement de la cohésion sociale à Zaanghin
Kindi, 29 mars 2026 (AIB) – Le quartier Zaanghin, localité située dans la commune de Kindi, a vibré les 27 et 28 mars 2026 au rythme d’une activité culturelle placée sous le sceau de la résilience et du vivre-ensemble.
Initiée par le chef du quartier, Naaba Baongo, cette manifestation a mobilisé les populations locales, ainsi que les ressortissants du quartier venus de Koudougou, de Ouagadougou et d’autres localités.
« Apprenons à connaître Zaanghin ». C’est sous ce prisme que les organisateurs ont voulu mettre en lumière l’histoire et les valeurs de ce quartier d’environ 1 000 habitants.
Le coup d’envoi des activités a été donné le vendredi 27 mars par une conférence publique portant sur le thème : « Culture, source de résilience, de cohésion sociale et de mieux vivre-ensemble pour un Burkina de paix ».
L’exposé, animé par M. Yamba Kientéga, inspecteur à la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Kindi, a mis en exergue les défis éducatifs contemporains. L’inspecteur Kientéga a interpellé les parents sur les risques liés à la surexposition des enfants aux médias et au numérique dans un monde « à double vitesse ». Il a exhorté les géniteurs à un suivi accru et à une éducation ancrée dans les valeurs positives pour contrer les déviances sociales.
La première journée a été clôturée par une soirée de contes et légendes qui a tenu en haleine un public enthousiaste.
Le samedi 28 mars a été marqué par la cérémonie officielle, riche en enseignements sur les origines de Zaanghin. Le promoteur, Naaba Baongo, est revenu sur l’étymologie du quartier, lié à un arbre aux vertus thérapeutiques et alimentaires sous lequel s’était installé l’ancêtre Nariim, venu de Betenia. Avec le temps, le nom de l’arbre a fini par désigner le domicile de la famille fondatrice, donnant ainsi naissance à « Zaanghin ».
Il ressort de ces échanges que le quartier abrite six grandes familles, notamment les Nana qui assurent la chefferie terrienne (Tinsobodo) et depuis la création de de Zaanghin, cinq chefs se sont succédé. En dehors de la famille Nana, il y a les Zongo, les Kafando, les Birba, les Kabré et les Yameogo.
L’activité culturelle a connu son apothéose dans la soirée par une compétition de lutte traditionnelle mettant aux prises les habitants de Zaanghin à leurs parents à plaisanterie du quartier Sambyiri (les Bagré).
Tout en saluant la forte mobilisation, le promoteur a profité de la tribune pour lancer un appel à la solidarité. Il a sollicité des contributions pour la construction d’une salle de classe au profit du CEG de Zaanghin, ainsi que pour la réfection du domicile du patriarche, actuellement en état de dégradation.
Le rendez-vous a été pris pour la prochaine édition dans deux ans, avec l’espoir de consolider davantage les acquis de cette rencontre intergénérationnelle.
Agence d’Information du Burkina
CS/PB/AS/ATA


