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dimanche, 29 mars 2026
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Sommet des Énergies africaines à Londres: des ministres africains se retirent pour dénoncer leur exclusion des décisions énergétiques du continent

Sommet des Énergies africaines à Londres: des ministres africains se retirent pour dénoncer leur exclusion des décisions énergétiques du continent

Ouagadougou, 28 mars (AIB) – Plusieurs ministres africains en charge de l’Énergie et du Pétrole ont décidé de ne pas prendre part au prochain Sommet des Énergies africaines, prévu du 12 au 14 mai 2026 à Londres, pour protester contre l’exclusion des décideurs du continent des instances de parole et de direction de l’événement.

Cette décision des gouvernements africains fait suite à l’appel au boycott dudit Sommet lancé par la Chambre africaine de l’Énergie (CAE), qui dénonce une marginalisation des professionnels africains au sein d’une rencontre pourtant centrée sur les ressources du continent.

Selon des sources médiatiques, cette évolution reflète les tensions croissantes entre les décideurs des politiques énergétiques en Europe et en Afrique, entamant ainsi la crédibilité de ce sommet consacré au pétrole, au gaz et à la transition énergétique.

« En boycottant le sommet de Londres, l’industrie pétrolière africaine montre que le potentiel local est une priorité », a déclaré le président exécutif de la CAE, NJ Ayuk.

Il a précisé que le message est clair : « si Gayle et Daniel Davidson dirigeants de la société Frontier Energy Network modifient leur politique pour la rendre plus inclusive, de nombreux Africains travailleront avec eux. Les politiques d’exclusion ne reflètent pas nos valeurs ni celles de l’industrie pétrolière ».

Alors que le sommet repose en grande partie sur la participation, les capitaux et les transactions des gouvernements africains, ces derniers estiment ne pas disposer d’assez d’espace pour exposer leurs préoccupations, proposer des solutions ou participer à la préparation des rencontres.

À travers ce retrait, l’Afrique entend défendre son droit à développer ses ressources en hydrocarbures et à promouvoir un commerce équitable.

Dans ce contexte, la CAE souligne qu’il s’agit d’une lutte pour la dignité, le contrôle et l’accès aux instances qui structurent le secteur pétrolier et gazier du continent.

Agence d’information du Burkina
Sources: Tass

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