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lundi, 16 mars 2026
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Bougouriba/Justice : Un homme poursuivi pour vol de poissons et dégradation d’une case flottante à Bapla

Bougouriba/Justice : Un homme poursuivi pour vol de poissons et dégradation d’une case flottante à Bapla

Diébougou, 16 mars 2026 (AIB)-Le Tribunal de grande instance de Diébougou a jugé, le 11 mars 2026, un homme poursuivi pour vol de poissons et dégradation d’une case flottante sur le plan d’eau de Bapla. Le parquet a requis des travaux d’intérêt général, tandis que le verdict est attendu le 25 mars prochain.

Selon les faits rappelés à l’audience, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2025, le prévenu se serait introduit dans le plan d’eau de Bapla où il a déchiré à l’aide d’un couteau le filet d’une case flottante appartenant à la SCOOPS Bafudji. Cette installation, acquise grâce à un investissement public, contenait des milliers de poissons qui venaient de subir un traitement anti-stress.

Les services techniques avaient imposé un délai sanitaire de 72 heures avant toute consommation afin de préserver la santé publique. En endommageant l’installation, le prévenu aurait provoqué la fuite et le pillage d’une partie de la production.

À la barre, S. K. a reconnu les faits tout en affirmant qu’il ignorait que les poissons étaient sous traitement. Il a expliqué s’être introduit dans l’eau pendant la nuit, avoir déchiré le filet de la case flottante, puis dispersé des aliments à trois endroits afin d’attirer les poissons avant de les capturer à l’aide d’un filet.

Au total, 19 kilogrammes de poissons auraient été pêchés, dont 8 kilogrammes vendus à deux personnes du village au prix de 1 250 FCFA le kilogramme, avant son interpellation.

Le procureur du Faso près le TGI de Diébougou a estimé que le préjudice causé est important, rappelant que l’aménagement du plan d’eau de Bapla a nécessité un investissement global de plus de 163 millions de FCFA, fruit des efforts consentis par l’État et les populations dans la lutte contre la faim et pour l’autosuffisance alimentaire.

Le ministère public a requis la relaxe du prévenu pour le chef de mise en danger délibérée de la personne d’autrui, au bénéfice du doute. En revanche, il a demandé au tribunal de le déclarer coupable de dégradation volontaire de biens d’autrui et de vol aggravé.

En répression, le parquet a requis une peine de 320 heures de travaux d’intérêt général à exécuter au profit de la direction provinciale en charge de l’Agriculture et des ressources halieutiques de la Bougouriba.

Le procureur a également indiqué que le prévenu avait déjà été sensibilisé par la brigade Laabal sur son comportement jugé répréhensible et qu’il avait reconnu son tort tout en demandant pardon aux Burkinabè. Il a par ailleurs séjourné plusieurs jours à la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou (MACD).

À l’issue de l’audience, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 25 mars 2026.

Agence d’Information du Burkina
KMG/ata

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