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Burkina: Chrétiens, musulmans et traditionalistes analysent la question du dialogue interreligieux
Ouagadougou, 14 mars 2026 (AIB)-La commission épiscopale du dialogue interreligieux a organisé la Semaine nationale du dialogue interreligieux qui a été marqué le samedi 14 mars 2026 à la cathédrale de Ouagadougou, par un panel sur le thème « Conflits interreligieux : causes et solutions, Tendance chrétienne, musulmane et traditionnelle ».
Le panel a été par le Cheick Soufi Moaz Ouedraogo, l’Abbé Étienne Kaboré et le Président de l’Association pour la Tolérance Religieuse et le Dialogue Intercommunautaire (ATR/DI) et chef du village de Dawelgué Issaka Sourwema Naaba Boalga.
Selon le responsable de la commission épiscopale du dialogue inter-religieux, l’Abbé Etienne Kaboré, curé à Dapoya, les trois panelistes ont essayé chacun d’aborder la question selon la loupe de sa religion.
De son avis, les causes des conflits sont dues à l’ignorance de l’autre et de sa religion qui amène chacun à croire que sa religion est la meilleure.
L’Abbé Etienne Kaboré a appelé à « un retour à la vraie religion qui invite l’homme à reconnaître Dieu comme créateur, à l’adorer, à respecter la vie qu’il a créé et à reconnaître son semblable comme un frère et une sœur à aimer ».
La lutte contre les conflits interreligieux passe aussi par « l’éducation de la jeunesse, en commençant par les enfants. Il faut travailler pour que tout le monde reconnaisse les valeurs des religions des uns et des autres et non les contre-valeurs », a-t-il fait savoir.
Dans son intervention, le Cheick Soufi Moaz Ouedraogo a cité des versets coraniques dans lesquelles, le prophète Mohammed SAW, invite les fidèles musulmans à vivre en harmonie avec leurs frères et sœurs d’autres religions.
Pour le Président de l’Association pour la Tolérance Religieuse et le Dialogue Intercommunautaire (ATR/DI) et chef du village de Dawelgué, Issaka Sourwema Naaba Boalga, les causes des conflits interreligieux sont le fait du rejet des pratiques traditionnelles par certains courants religieux et aussi les influences extérieures et l’extrémisme religieux.
Comme solutions, il a prôné le dialogue entre leaders religieux et traditionnels afin de prévenir les tensions, promouvoir la tolérance et renforcer la cohésion sociale.
Il a en cela salué les actions menées depuis des décennies par certaines institutions au Burkina Faso comme les structures de dialogue interreligieux et l’Observatoire national des faits religieux.
Issaka Sourwema a aussi encouragé la mise en œuvre efficace des lois portant statut de la chefferie Coutumière et Traditionnelle et Faso bu kaoré (justice traditionnelle) récemment adoptées. Il a souhaité une reconnaissance des religions traditionnelles comme composantes légitimes du patrimoine culturel africain.
A cela, il a encouragé l’adoption d’une loi portant libertés religieuses et l’éducation à la tolérance religieuse dans les familles, les écoles publiques, privées et confessionnelles ainsi qu’au sein des OSC, des médias et sur les réseaux sociaux.
Agence d’information du Burkina
WIS/yos


