Burkina- PND- Revue
Burkina: la Politique nationale de développement atteint 85,5 % d’exécution en 2025 avec une croissance économique de 5,3 %
Ouagadougou, 29 avr. 2026 (AIB) – La mise en œuvre de la Politique nationale de développement (PND) a enregistré, en 2025, un taux d’exécution physique de 85,5 % et un taux d’exécution financière de 83,3 %, dans un contexte marqué par un déficit budgétaire maîtrisé à 1,3 % du PIB et une croissance économique de 5,3 %, selon les données présentées mercredi à Ouagadougou, à l’ouverture de la revue technique de la PND, présidée par le président du Comité technique national (CTN/PND), Vieux Rachid Soulama.
À l’ouverture des travaux, le président du CTN a salué « des acquis importants engrangés malgré la persistance des défis sécuritaires et des tensions internationales », soulignant que le taux d’exécution global a progressé de 3,6 points par rapport à 2024.
Le président du Comité technique national (CTN/PND), Vieux Rachid Soulama par ailleurs secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finance, a attribué ces performances à l’amélioration progressive de la situation sécuritaire et aux retombées de l’initiative présidentielle dans le secteur agricole.
Sur le plan macroéconomique, la croissance du PIB réel s’est établie à 5,3 % en 2025, contre 4,8 % en 2024. L’inflation a poursuivi sa décélération pour atteindre -0,5 %, tandis que les recettes budgétaires se sont élevées à 3 714,2 milliards de FCFA, soit 23 % du PIB. Le ratio d’endettement a reculé à 53,8 %.
Les performances sécuritaires font état de 73 % du territoire reconquis, avec la libération de 871 localités et la réouverture de 73 préfectures. Les Forces de défense et de sécurité ont été renforcées par le recrutement de 15 770 militaires, appuyées par 70 911 Volontaires pour la défense de la patrie et plus de 85 000 patrouilles effectuées.
Dans le domaine humanitaire, 1 060 000 personnes déplacées internes ont regagné leurs localités d’origine et 1 910 658 ont bénéficié d’une assistance alimentaire. Plus de 2 millions de personnes ont reçu un appui psychosocial, traduisant une évolution vers une approche de résilience.
Au plan sanitaire, 162 chirurgies cardiaques ont été réalisées, un Centre hospitalier universitaire a été ouvert à Bobo-Dioulasso et 25 centres de santé ont été construits.
Dans le secteur éducatif, le taux de performance des universités a atteint 80 %, avec 92,5 % des filières normalisées et un taux brut de scolarisation de 78,7 %.
En matière d’emploi, 9 563 postes ont été consolidés et 4 348 projets financés, tandis que plus de 120 000 personnes ont bénéficié de formations. Par ailleurs, 1 473 forages ont été réalisés et 160 555 ménages raccordés à l’électricité.
Les secteurs productifs ont enregistré une production céréalière de plus de 7,14 millions de tonnes, couvrant 126,4 % des besoins nationaux, ainsi que des investissements dans les infrastructures routières et les aménagements agricoles.
Le président du CTN a félicité l’ensemble des acteurs, notamment les départements ministériels, le secteur privé et les organisations de la société civile, pour les efforts consentis.
Il a invité les participants à examiner avec rigueur la matrice des réformes du Plan RELANCE 2026-2028, dont l’objectif est « d’impulser un développement socioéconomique endogène et inclusif fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale ».
Malgré ces performances, il a appelé à des analyses approfondies et à la formulation de recommandations pertinentes pour consolider les acquis et relever les défis, notamment en matière de sécurisation des zones reconquises.
Au titre des perspectives, sont prévues, entre autres, l’intensification de la sécurisation du territoire, l’accélération de la relocalisation des services publics, l’industrialisation et la transformation économique, ainsi que le renforcement du capital humain.
Agence d’information du Burkina
NAK/bak










