Burkina : Le bureau des droits d’auteur veut construire un système de gestion moderne et transparente
Ouagadougou, 13 mars 2026 (AIB) – Le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) a échangé vendredi, avec les créateurs d’œuvres de l’esprit sur deux nouveaux projets que sont la prévoyance sociale et la bancarisation de leurs droits, en vue de construire un système de gestion collective plus moderne, transparent et plus proche de leurs préoccupations.
« Je voudrais ce matin vous remercier pour votre présence et l’intérêt que vous portez à l’avenir de la gestion collective et au renforcement des mécanismes de protection et d’accompagnement des créateurs de notre pays », a déclaré le Directeur général (DG) du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), Dr Hamed dit Patindeba Patric Léga.
Pour M. Léga, en organisant cette rencontre, le BBDA affirme sa volonté de construire avec les acteurs culturels un système de gestion collective plus moderne, plus transparent et plus proche des préoccupations de ses membres.
Le DG du BBDA s’exprimait vendredi au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) à Ouagadougou, à l’occasion d’une rencontre d’information et d’échanges avec les artistes sur deux nouveaux projets : le système de prévoyance sociale et la bancarisation des paiements des droits d’auteur.
Il a expliqué que sa structure s’est résolument engagée dans une dynamique de modernisation de ses services et d’amélioration des conditions de vie des acteurs culturels. Selon lui, ces échanges visent à partager les projets avec les participants afin de les enrichir à travers leurs contributions et leurs apports.
À l’écouter, le BBDA, à travers le premier projet, entend offrir à ses membres des mécanismes de solidarité et d’accompagnement face aux aléas de la vie.
Le responsable du BBDA a indiqué que la seconde initiative vise à moderniser et à sécuriser davantage les modalités de paiement des droits d’auteur.
Selon M. Léga, elle permettra notamment d’améliorer la traçabilité, de réduire les délais et de garantir une plus grande transparence dans la gestion des droits, contribuant ainsi à l’inclusion financière et à la formalisation des différentes unités du secteur.
« Cette rencontre se veut avant tout un cadre d’information, d’écoute et de dialogue inclusif. Vos préoccupations, vos suggestions et vos contributions seront précieusement examinées afin d’enrichir les documents et de les adapter aux attentes et aux besoins des acteurs que vous êtes », a-t-il indiqué.
Le DG du BBDA a salué la disponibilité et l’engagement des organisations professionnelles et des acteurs des différentes filières qui accompagnent sa structure dans sa quête de performance et de compétitivité.
Le Secrétaire général (SG) de la Confédération nationale de la culture, Inoussa Samandoulgou, a pour sa part soutenu que cette rencontre entre le BBDA et les créateurs d’œuvres de l’esprit, permettra d’avancer vers un véritable statut de l’artiste au Burkina Faso.
M. Samandoulgou a fait remarquer que le BBDA veut offrir à ses membres un environnement intégrant la prévoyance sociale et la bancarisation de leurs droits pour leur mieux-être.
« Le BBDA peut être un cas d’école pour les autres acteurs qui ne sont pas membres. On ne peut pas enrôler tout le monde, mais à travers le BBDA, cette initiative pourrait être dupliquée au profit de l’ensemble des acteurs », a-t-il confié.
Inoussa Samandoulgou a également félicité la démarche du Bureau burkinabè du droit d’auteur qui, selon lui, permettra aux artistes de mieux s’épanouir dans leur environnement.
Créé en 1985, le BBDA a pour mission fondamentale de protéger les œuvres de l’esprit et de veiller à une juste rémunération des artistes.
Agence d’information du Burkina
NO/yos


