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vendredi, 13 mars 2026
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Mouhoun : Des femmes partagées entre sobriété et traditions festives pour la célébration du 8 mars

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Mouhoun : Des femmes partagées entre sobriété et traditions festives pour la célébration du 8 mars

Tchériba, 8 mars 2026 (AIB)-A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, des femmes de la commune de Tchériba, dans la province du Mouhoun, ont exprimé leurs perceptions sur les nouvelles orientations données par les autorités pour la commémoration de cette date. Entre compréhension du contexte national et attachement aux traditions festives, elles ont livré leurs avis et attentes.

Autrefois, la célébration du 8 mars dans la localité était marquée par des activités festives rassemblant les femmes autour de réjouissances communautaires, souvent en présence de responsables venues de Dédougou.

Toutefois, au regard du contexte sécuritaire et de la nouvelle dynamique impulsée par les autorités, l’accent est désormais mis sur des actions jugées plus utiles et valorisantes pour la femme.

Pour Sita Koumaré/Dao, potière à Tchériba, la situation actuelle du pays ne se prête pas à de grandes festivités. Selon elle, la priorité demeure la sécurité et le retour de la paix, conditions indispensables pour envisager des célébrations plus festives à l’avenir.

De son côté, Ramata Go/Démé, également potière, estime que le 8 mars reste une journée de réjouissances permettant aux femmes de se sentir valorisées. Elle propose toutefois que cette célébration puisse être marquée par des gestes symboliques.

« Si certains hommes choisissent de cuisiner ou d’effectuer les travaux ménagers pour leurs épouses ce jour-là, les femmes pourraient également, de façon symbolique, contribuer à la popote afin de marquer l’événement », a-t-elle suggéré.

Pour sa part, Mme Dao, a salué les nouvelles orientations qui encouragent des actions plus utiles.

Elle a proposé, par exemple, que les femmes puissent se rendre sur les lieux de travail de leurs époux (commerces, services ou espaces publics) pour y mener des activités d’assainissement.

Selon la potière, ce type d’initiative serait plus bénéfique que certaines pratiques festives habituelles.

Par ailleurs, une mission du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), en route pour Dédougou, a marqué une halte auprès des potières de la localité.

A cette occasion, Alain Somda, a indiqué que cette visite visait à encourager ces femmes dont le travail artisanal mérite d’être davantage valorisé.

Pour lui, l’achat de leurs produits constitue un message de reconnaissance pour ce savoir-faire artistique qui mérite d’être promu au-delà des frontières nationales.

Minata Traoré, vendeuse de sésame à la gare de Tchériba, considère le 8 mars comme une journée de repos pour les femmes.

Elle estime que cette date devrait offrir aux femmes l’occasion de se détendre, de s’exprimer librement et de marquer une pause dans leurs activités quotidiennes.

Au final, bien que la célébration n’ait pas revêtu le caractère festif observé les années précédentes, les femmes de Tchériba disent comprendre les raisons de cette sobriété.
Elles n’ont toutefois pas caché leur regret face à l’absence de pagnes commémoratifs et espèrent, pour les années à venir, une organisation plus inclusive qui permettra de mieux valoriser le rôle de la femme au sein de la société.

Agence d’information du Burkina

SB/HB/OO

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