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Un expert salue le modèle économique en implémentation au Burkina

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Un expert salue le modèle économique en implémentation au Burkina

Ouagadougou, 6 mars 2026 (AIB) – L’expert en économie et gouvernance communautaire, Karim Tou a salué le modèle économique en cours d’implémentation au Burkina Faso dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP), estimant qu’il s’agit d’une orientation originale mieux adaptée aux réalités africaines.

Selon lui, la transformation tout azimut, engagée dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ouvre la voie à un système économique reposant sur trois piliers complémentaires : l’État, le secteur privé et la communauté.

Pour l’expert, ce modèle, qu’il qualifie d’«économie communautaire», vise à replacer les populations au cœur de la décision économique et de la gestion des ressources, rompant ainsi avec des approches longtemps inspirées de références extérieures.

L’économie communautaire, de l’avis de l’expert est à la fois une idéologie qui s’appuie sur un esprit de développement endogène.

Cela se traduit dans l’éducation propre et la culture d’un peuple.

«Pendant longtemps, les politiques de développement des États africains ont été conçues à partir de références élaborées en Europe ou en Amérique, ce qui a contribué à renforcer la dépendance économique», a-t-il expliqué.

Selon lui, lorsque les orientations et les ressources proviennent essentiellement de l’extérieur, comme ce fut le cas dans le passé, les communautés locales restent souvent en marge de la production et du partage des richesses.

Dans cette perspective, plusieurs initiatives engagées par les autorités burkinabè illustrent déjà cette orientation. Des projets d’infrastructures, de transformation industrielle et de développement local sont notamment portés par l’État, tout en mobilisant les entreprises privées pour leur mise en œuvre.

Karim Tou s’appuie également sur le bilan des trois années de gouvernance du capitaine Ibrahim Traoré pour relever l’impact positif de certaines initiatives économiques engagées.

S’interrogeant sur le fait que certaines actions n’aient pas été confiées uniquement au secteur privé ou aux structures étatiques traditionnelles, il estime que des ajustements institutionnels sont parfois nécessaires avant d’ouvrir pleinement certains secteurs.

Auteur de l’ouvrage Économie et gouvernance communautaire, un modèle économique de développement des sociétés africaines attachées à leur identité et à leur culture, l’expert soutient que les sociétés africaines ont besoin «à la fois d’un État producteur de richesses, d’un secteur privé dynamique et d’une communauté organisée».

À ses yeux, la refondation économique engagée au Burkina Faso pourrait ainsi contribuer à expérimenter une «troisième voie» de développement, fondée sur la souveraineté économique et la participation collective des populations.

Agence d’information du Burkina

IK/ck/ata

Source : « Surface de vérité » du 15 février 2026

 

 

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