Sissili : Célébration du 8-Mars à Boura, la femme au cœur de l’offensive pour la paix et le vivre-ensemble
Boura, 8 mars 2026 (AIB)-La commune de Boura, dans la province de la Sissili, a célébré ce dimanche 8 mars 2026 la 169e Journée internationale des droits de la femme. Placée sous le signe de la cohésion sociale, cette édition provinciale a mobilisé des milliers de femmes autour du thème : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? » La cérémonie a été présidée par le haut-commissaire Téwendé Isaac Sia, avec le parrainage de Nathan Zopoula et de Mavaloh Christelle Kalhoulé.
Dès le 5 mars, une conférence-débat a réuni les forces vives féminines pour décortiquer le thème national. Ce cadre d’échanges a permis de définir des stratégies locales visant à renforcer le rôle des femmes dans la médiation sociale. Cette étape intellectuelle a été suivie, le 6 mars, d’une journée de salubrité et d’embellissement de la ville de Boura, au cours de laquelle les femmes, balais, râteaux et pelles en main, ont assaini les principales artères de la commune, prouvant que le vivre-ensemble commence par le soin apporté au cadre de vie commun.
Pour la cérémonie officielle, la cuvette du terrain communal de Boura a refusé du monde ce dimanche 8 mars. Entre défilés des organisations féminines, prestations artistiques et expositions de savoir-faire locaux, les femmes de la Sissili, et particulièrement celles de Boura, ont réaffirmé leur rôle de piliers de la stabilité nationale.
Ouvrant la série des allocutions, le chef de canton de Boura a placé la journée sous la protection des ancêtres. Pour lui, la joie qui anime la localité est à la mesure de l’enjeu. « La femme joue un rôle très important. Elle contribue à la cohésion sociale et constitue un facteur de paix pour l’épanouissement des populations », a-t-il déclaré.
Portant la voix du parrainage, Mavaloh Christelle Kalhoulé a usé d’une métaphore agricole pour souligner l’importance de l’investissement dans le capital féminin. « Pour parler de moisson, il faut d’abord penser à la semence. Voyons dans les femmes et les filles ces précieuses semences. La qualité de ce que nous récolterons demain dépend de la manière dont nous les soutenons aujourd’hui », a-t-elle plaidé. Elle a conclu en invitant chaque femme à être un vecteur de transmission des valeurs de paix au sein des familles.
Le haut-commissaire de la province de la Sissili, Téwendé Isaac Sia, a salué une mobilisation « exceptionnelle ». Tout en rappelant que le thème national est une invitation à une implication pleine et entière des femmes, il a énuméré les actions concrètes de l’État dans la province. « Le gouvernement soutient notamment l’aménagement de jardins maraîchers au profit des groupements féminins. Des sessions de formation sont également organisées pour accroître l’implication des femmes dans le développement provincial », a précisé le dépositaire de l’autorité de l’État. Il a profité de l’occasion pour annoncer que la commune de Bieha abritera la prochaine édition provinciale, invitant les acteurs locaux à se mettre dès à présent à la tâche.
Pour la coordinatrice communale des femmes de Boura, Joséphine Zogdia/Zopoula, l’engagement pour la paix ne se limite pas aux discours. « Concrètement, nous agissons à travers l’éducation de nos enfants et la promotion des valeurs de solidarité. Pour garantir la paix, nous menons des actions de sensibilisation au quotidien », a-t-elle martelé, soulignant que dans la commune « tout le monde met la main à la pâte ».
La célébration a été rehaussée par la prestation de la diva de la musique burkinabè, Idak Bassavé, ainsi que par celles de plusieurs troupes traditionnelles. Une visite des stands d’exposition a permis aux autorités de constater le dynamisme économique des groupements féminins. Un match de football féminin a clos les festivités dans une ambiance de fraternité retrouvée.
Agence d’information du Burkina
BAN/ata


