Tapoa : le barrage de Diapaga présente des signes d’assèchement prononcés
Diapaga, 14 janvier 2026 (AIB)-L’ensablement ainsi que les pressions humaines et animales ont eu raison du barrage de Diapaga, autrefois considéré comme la vache laitière de la population et porteur d’espoir pour les maraîchers, ainsi que pour une bonne partie des activités agricoles, piscicoles et d’élevage.
Ce mercredi 14 janvier 2026, le premier vice-président de la Délégation spéciale de Diapaga, Soali Ouali, est allé constater de visu la situation de ce plan d’eau. Il est 9 heures lorsque l’autorité locale met les pieds sur les berges du barrage. Des dizaines de charrettes y font le plein d’eau pour les besoins domestiques. L’eau, apparemment boueuse, s’est fortement retirée dans le lit du barrage.
À la vue de Soali Ouali, les maraîchers convergent vers lui. « Nous n’avons jamais vu le barrage dans cette situation en janvier », déclare Gnoula, un maraîcher exploitant les berges du barrage. Selon lui, des puits ont été creusés sur différents sites afin de pallier la situation, mais l’eau recueillie reste insuffisante.
Un tour dans les jardins autour du barrage permet de constater des spéculations présentant une physionomie de stress hydrique. Le maïs, les oignons, la tomate, les choux, les aubergines et les carottes affichent une pâleur inquiétante. Pour la plupart, ces cultures sont pourtant à l’étape de maturation.
Cette visite a permis à l’autorité locale de rencontrer des hommes et des femmes courageux qui refusent la fatalité et souhaitent sortir de la situation d’assistanat.
Très sensible à cette dynamique de développement endogène, Soali Ouali a rassuré les producteurs que la Délégation spéciale communale de Diapaga est en pourparlers avec des partenaires financiers intervenant sur le territoire communal, en vue de la mise en place de châteaux d’eau munis de panneaux solaires afin d’assurer l’arrosage des différentes spéculations cultivées sur les berges du barrage.
Les producteurs ont, à leur tour, demandé à la Délégation spéciale d’entreprendre des démarches auprès des autorités du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales pour le curage du barrage, qui nécessite une réhabilitation, au grand bonheur des populations qui tirent profit de ses avantages. Ils ont promis de produire dix fois plus si le barrage de Diapaga venait à être réhabilité.
Dans le cadre du vivre-ensemble, des portions de terrains ont été cédées aux personnes déplacées internes (PDI), qui y mènent des activités agricoles. Les producteurs ont également souhaité le retour de la paix.
Agence d’Information du Burkina
LBK/ATA



