Sud-Ouest

Poni

Gestion durable des paysages communaux

Les parties prenantes du sud-ouest consultées

Gaoua (AIB)-Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et des changements climatiques a tenu le jeudi 9 septembre 2021 à Gaoua, un atelier de consultation des parties prenantes du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+. Cette activité a permis de recueillir les avis et suggestions des acteurs pour une exécution réussie du projet.

 

Le Burkina Faso fait face à une dégradation accélérée des forêts due, entre autres, à une faible gouvernance, une croissance démographique rapide, une faible sécurité en matière des droits fonciers et des chocs climatiques. Face à cette situation, le pays entend gérer les ressources forestières et améliorer la gouvernance foncière. A ce titre, avec l’appui de la Banque Mondiale, un processus d’élaboration et de mise en œuvre d’un Projet de gestion des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) est en marche. Les parties prenantes de la région du Sud-ouest ont fait leurs suggestions et recommandations pour une exécution réussie du projet, le jeudi 9 septembre 2021 à Gaoua, au cours d’un atelier de consultation.

Selon le secrétaire général de la province du Poni, représentant le gouverneur, René Karambiri, le projet va permettre de renforcer et d’étendre l’expérience du Projet de gestion décentralisée des forêts et des espaces boisés (PGDFEB).  Il va aider  aussi le Burkina Faso à atteindre ses objectifs de réhabilitation des terres dégradées, d’amélioration de la gouvernance foncière et de réduction des émissions de Gaz à effets de serre (GES). « Dans sa conception, l’originalité du PGPC /REDD+ consiste dans la combinaison d’approches multiples en lien avec la gestion intégrée des paysages et ayant des impacts sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique. Il utilisera des processus inclusifs et décentralisés pour concevoir et mettre en œuvre une combinaison d’investissements immatériels (gouvernance) et matériels, mobiliser le secteur privé pour l’économie verte (karité, noix de cajou, jatropha, moringa, produits agro-forestiers) et tirer parti du financement climatique (paiements basés sur les résultats, paiements carbone, etc.) », a  précisé René Karambiri.

Le PGPC/REDD+ va s’exécuter sur quatre composantes, selon le document de présentation. Il s’agit de la gouvernance décentralisée et investissements dans les paysages agro-sylvo-pastoraux au niveau des communes, la gouvernance environnementale et  la mobilisation de la finance carbone. Les deux autres sont l’entrepreneuriat et le développement durable des chaînes de valeur ; la coordination,   le suivi-évaluation du projet.  Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Il y a notamment la construction et l’aménagement des investissements productifs et agricoles. A terme, le projet va permettre d’améliorer la gestion et la protection des ressources naturelles, restaurer les sols, accroitre les capacités de séquestration du carbone, réduire les effets du changement climatique, renforcer les capacités des acteurs et des services concernés et accroitre les investissements dans le domaine du développement rural. La mise en œuvre du PGPC/REDD+ va favoriser également la promotion de la gestion concentrée et consensuelle des ressources, la réduction des risques de conflits et la création d’emplois et de revenus.

Joseph HARO

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