Banwa :des morts suspectés de méningite dans le village de Kiè

Banwa

 

Des morts suspectés de méningite dans le village de Kiè

 

Des cas suspects de méningite sont signalés depuis quelques jours à Kiè, localité située à 7 km de Solenzo (chef-lieu de la province des Banwa).

 

La population du village de Kiè est inquiète des décès à répétition de leurs enfants et même des adultes pour des raisons non encore élucidées. Ainsi selon un témoin qui a requis l’anonymat, c’est vers le mois de janvier 2021 que le village enregistre ces décès. Du mois de janvier à avril 2021, ce sont 12 personnes, dont 7 élèves, à en croire le témoin, qui ont rendu l’âme à Kiè. Ces décès, selon l’interlocuteur, s’apparentent à des cas de méningite. « C’est la peur au ventre actuellement car le mal sévi au CEG du village, à l’école primaire et à l’école franco-arabe de Kiè », se confie-t-il avec amertume. Selon ses dires les infirmiers ont été interpellés. Interrogé, le médecin-chef du district sanitaire de Solenzo, Dr Koabié Bakouan, affirme que ses services sont informés de la situation. Mais, poursuit-il, les cas sont de façon isolés.

Selon lui, il y a trois types de méningite. Il s’agit de l’hémophilie, du pneumocoque et du méningocoque qui présentent les mêmes symptômes. M. Bakouan explique que seulement 4 cas dont des enfants de 13, 14 et 18 ans et un vieillard de 81 ans ont été admis au centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Solenzo. « Des trois cas, nous avons pu sauver que l’enfant de 14 ans », regrette le médecin-chef du district sanitaire de Solenzo. Dr Koabié Bakouan affirme que le liquide a été prélevé de ces malades et envoyé au laboratoire national pour confirmation. Aussi, il ajoute que ce vendredi 23 avril 2021 une équipe a été envoyée dans le village afin d’investiguer et planifier des actions afin de mettre une barrière à cette maladie. « C’est la période de la méningite. Chacun devrait se protéger. Nous allons mener des sensibilisations et profiter inviter toute personne qui présente des signes à se rendre dans un centre de santé car la prise en charge est gratuite », a conclu Dr Koabié Bakouan.

        Salifou OUEDRAOGO

                                                                                               ( Correspondant)

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