Situation sécuritaire au Kossi

Les Forces vives demandent des actions fortes des FDS

 

Une rencontre d’échanges des forces vives de la province de la Kossi sur la situation sécuritaire s’est tenue le 11 mars 2020 à Nouna sous la présidence du gouverneur de la boucle du mouhoun, Edgar Sié Sou. Au nombre des recommandations issues des échanges figure en bonne place la nécessité d’une plus grande présence et d’actions fortes des FDS dans les zones à fort risque d’insécurité de la province.

 

La province de la Kossi comme bien d’autres localités du pays connaissent des mesures sécuritaires bien particulières marquées entre autres par l’instauration d’un couvre feu allant de 19heures à 6heures. Cette nouvelle mesure entrée en vigueur le 16 novembre 2019 est à présent jugée très restrictive par les populations de la Kossi dans leur grande majorité. Les récents évènements survenus le 2 mars dernier dans la commune rurale de Kombori où on a enregistré une perte en vie humaine, cinq blessés par balle, quatre vingt dix concessions incendiées avec à ce jour plus de 4107 personnes en situation de sinistre, constituent également l’une des raisons de la présence du gouverneur à Nouna. Au cours de la rencontre, il s’est agit pour le gouverneur et son équipe, de se mettre à l’écoute des populations pour la collecte d’informations pouvant aider à faire le point sur la situation en vue de tirer les leçons qui s’imposent à tout point de vue. C’est donc à cœur joie que les forces vives de la Kossi ont accueilli le gouverneur dans la salle de conférence du CELPAC pleine à craquée. Pendant 6heures d’horloge les populations ont égrainé leurs préoccupations devant le gouverneur. La nécessité de revoir les heures du couvre feu pour un peu plus de liberté de mouvement, les nombreux cas de voles constatés aux heures du couvre feu aussi bien dans les villes que les campagnes, la nécessité d’une forte présence et d’actions des FDS dans les localités à fort risque d’insécurité de la province, le besoin de consolider la chaine de solidarité à l’endroit des personnes déplacées interne de la province, l’absence de voies de communication routière dans la province, l’impérieuse nécessité d’un bon maillage du territoire provincial en terme de poste de sécurité (commissariat de police et brigade de gendarmerie), sont là quelques préoccupation soumises à l’attention du gouverneur et sa délégation. Le maire de la commune rurale de Kombori, Moussa Djibo qui n’a pu retenir ses larmes, a indiqué que la situation est alarmante dans sa commune. « A ce jour, plusieurs habitants ont choisi de dormir à la belle étoile dans la nature que de dormir chez eux au risque de se faire surprendre dans la nuit par d’éventuels assaillants », a-t-il expliqué. Pour lui, si des mesures sécuritaires urgentes ne sont pas prises dans l’immédiat, sa commune se viderait inévitablement de sa population. Le gouverneur qui a fait preuve d’une grande patience, en écoutant jusqu’au dernier intervenant, s’est félicité de la richesse des échanges. Avec la promesse d’examiner l’ensemble des préoccupations posées, la délégation régionale a invité les populations au strict respect des consignes sécuritaires données et à d’avantage de collaboration avec les FDS. Le gouverneur a rassuré les populations quant à la révision très prochaine des heures du couvre-feu.

Daouda Konaté

AIB/Nouna

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