Site d’orpaillage de Diarkadougou

 

Une sensibilisation à la protection de la vie et l’environnement

 

L ‘Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) a initié une journée de sensibilisation, le 6 novembre 2019 sur le site artisanal d’extraction de l’or de Diarkadougou, dans la province de la Bougouriba. L’objectif est d’amener les femmes et surtout les populations, au respect de la règlementation en vigueur de la vie humaine, de l’environnement, de l’éducation, de l’agriculture et de l’élevage.  

 

Les activités dans les sites aurifères artisanaux peuvent entrainer de graves conséquences aussi bien humanitaires qu’environnementales. Dans le souci de prévenir les risques potentiels dans ce milieu, l’Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) a mené des activités de sensibilisation sur le site d’orpaillage de Diarkadougou, situé dans la commune de Bondigui.  Le public cible de cette sensibilisation était essentiellement les femmes, toutefois les hommes y étaient également impliqués. A travers une démarche participative et didactique soutenue par des boites, Emma Ouédraogo/Zoma de l’AFEMIB a passé en revue, la problématique des sites miniers traditionnels et les risques encourus. Ainsi, les moulins qui écrasent les pierres à minerai dégagent de la poussière pouvant entrainer des maladies respiratoires comme la tuberculose, le cancer bronco-pneumopathie. L’utilisation des produits chimiques dans le lavage de l’or tels que le mercure et le cyanure peuvent causer des problèmes de santé, de maternité et de malformation des bébés, selon l’agent de santé de ce site. En outre, ces produits chimiques polluent non seulement l’eau mais détruisent la vie aquatique et par ricochet intoxiquent la vie animale et humaine. La pratique de l’orpaillage à domicile tel que le lavage des minerais est aussi un danger pour les membres de la famille. L’Association a également insisté sur  la disparition du couvert végétal qui peut avoir de sérieuses  répercussions  pluviométriques et la dégradation des sols. L’orpaillage en période hivernale a été déconseillé par l’AFEMIB au regard des risques d’éboulement.  Un autre fléau qui mine les sites d’orpaillage, c’est la prostitution et ses corollaires de maladies, d’avortement et de mort. L’orpaillage étant régi par une règlementation, Mme Ouédraogo a insisté sur la nécessité de disposer de documents d’autorisation d’exploitation de l’or pour ne pas avoir des ennuis avec les autorités. L’accent a été mis sur la fréquentation de ce milieu par les enfants et principalement les élèves qui abandonnent les classes. Selon la directrice de l’école de Darkadougou,  Adjata Ouattara, le site est situé à un km de l’école et chaque année, beaucoup d’élèves abandonnent les cours et souvent même en classe d’examen pour s’adonner à l’orpaillage. Les services techniques de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage ainsi que le chef de la circonscription d’éducation de base de la localité ont tous apporté des contributions à cette rencontre afin d’outiller les acteurs du secteur minier sur les enjeux de leur métier. Au regard des problèmes liés à l’orpaillage et à la susceptible tarification de cette ressource, l’équipe de l’AFEMIB a encouragé les femmes à développer des activités génératrices de revenus mais aussi à s’organiser en association afin de bénéficier de certains accompagnements. Les problèmes particuliers dans le site de Darkadougou, selon la responsable des femmes du site, Mamounata Nikiéma, c’est l’absence d’un cadre pour occuper de leurs enfants pendants leurs activités et le manque de soutien financier pour démarrer des activités génératrices de revenus car l’or se raréfie.  Un micro trottoir et une table ronde sur les antennes de la radio UNITAS étaient au menu de cette journée de sensibilisation qui a été saluée par le premier adjoint au maire de Bondigui.

Sansan Natal DAH

                                                                                                                                 (AIB Diébougou)

 

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