Productivité agricole et sécurité alimentaire

 

Le PAPSA, à la découverte de ses réalisations

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA), une mission conjointe Gouvernement-Banque mondiale a effectué le vendredi 15 novembre 2019, une visite de terrain au petit séminaire de Nasso et dans le champ de Sylvie Kassongo à Diaradougou, deux sites bénéficiaires dans la province du Houet de modèles pilotes pour une transformation structurelle de l’agriculture. 

 

A quelques jours de la clôture (29 novembre 2019) du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA), une mission conjointe Gouvernement-Banque mondiale a visité dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau modèle d’exploitation agricole pour la transformation structurelle et la résilience du secteur agricole, deux exploitations pilotes dans le Houet. Tour à tour, les responsables chargés de la mise en œuvre du projet ont visité le petit séminaire de Nasso et le champ de Sylvie Kassongo à Diaragougou, bénéficiaires de la mise en œuvre de ce nouveau modèle d’exploitation agricole. Le petit séminaire de Nasso et Mme Kassongo ont bénéficié d’un dispositif de pompage solaire, d’un réseau d’irrigation, d’un bassin piscicole, entre autres. Le coût de ses réalisations est estimé à 25 millions de F CFA. Les bénéficiaires ont contribué à hauteur de 30% et bénéficient d’une subvention du ministère en charge de l’agriculture à hauteur de 70%. Au total, huit producteurs à travers le Burkina Faso ont bénéficié de cet appui, selon la coordonnatrice nationale du PAPSA, Dr Séraphine Sawadogo. Ce nouveau modèle permettra de produire trois fois par an.

 

Une expérience enrichissante

 

A l’en croire, le système va permettre aux producteurs du Burkina Faso d’exploiter de manière intégrée toutes les ressources afin de produire pour assurer la sécurité alimentaire. Au terme de la visite sur le terrain, Dr Sawadogo s’est déclarée satisfaite des différentes réalisations compte tenu du délai imparti car le projet tire vers sa fin à la fin du mois de novembre 2019. « C’était la course contre la montre. Nous avions moins de trois mois pour identifier les bénéficiaires après un appel à candidature et mettre en place ce système », a-t-elle souligné.  Certes, le projet est à sa fin, mais la coordonnatrice a laissé entendre que les structures du ministère en charge de l’agriculture vont continuer à suivre les promoteurs afin de pérenniser les acquis. Pour le représentant de la Banque mondiale, Elisée Ouédraogo, ce nouveau système peut être facilement répliqué et même contribuer à améliorer aussi bien la productivité et la production afin d’assurer les meilleurs revenus aux petits producteurs.  Les 327 séminaristes du petit séminaire de Nasso ont exprimé leur gratitude à la délégation gouvernement-Banque mondiale. Pour encourager l’Etat à perpétuer le projet, ils ont promis de mettre le paquet pour aboutir à des résultats « ravissants ». Tout en remerciant le PAPSA, Sylvie Kassongo a souhaité que le modèle d’exploitation s’étendre à d’autres paysans.

Boudayinga J-M THIENON

boudayinga1940@gmail.com

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