Rencontre Etat/secteur privé

 

Plaidoyer pour l’allègement de la pression fiscale sur les entreprises

 

La deuxième édition du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP) débutée, le 14 octobre 2019, s’est achevée le lendemain dans la ville de Sya. Les deux parties ont pris des résolutions de part et d’autre en vue de dynamiser le secteur privé au Burkina Faso.

 

Le Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP) s’est déroulée, les 14 et 15 octobre à Bobo-Dioulasso, sous le thème, «Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaines de valeurs nationales, régionales et internationales ». Ce fut une occasion pour les acteurs du secteur privé d’exposer au gouvernement, leurs préoccupations. Et comme les années précédentes, elles ont porté, entre autres, sur la  pression fiscale sur les entreprises, les pratiques anti-concurrentielles, les lourdeurs  administratives et  les  préoccupations  relatives  aux  marchés publics, les insuffisances d’accompagnement des entreprises en difficulté ou la question de l’employabilité des jeunes. Pour résoudre ces difficultés, les promoteurs du secteur privé ont suggéré notamment  l’allègement de la pression fiscale sur les entreprises,  l’implication  des  professionnels  de  la  sécurité  pour  siéger  dans  les commissions techniques des appels d’offres sur les marchés de sécurité, l’intensification de la lutte contre la fraude impliquant le secteur privé. Des préoccupations spécifiques sont aussi revenues sur la table des discussions comme le statut de la Chambre de commerce et d’industrie, la détaxation de la graine de coton, l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap dans le secteur de l’artisanat  où l’occupation anarchique des terres par les promoteurs immobiliers.

 

Une pensée aux populations déplacées

 

A toutes ces difficultés, le Premier ministre, Christophe Dabiré et des membres du gouvernement ont apporté des réponses et des propositions de solutions. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi Sawadogo a loué la tenue de ce cadre du dialogue qui a abouti à des conclusions qui permettront, selon lui, d’améliorer la compétitivité des entreprises au Burkina Faso. Il a souhaité que les propositions issues de la rencontre nationale Etat/secteur privé soient examinées. Pour sa part, le secteur privé, foi de M. Sawadogo s’engage à jouer son rôle  de créateur de richesse. Il a affirmé que le monde des affaires s’engage à soutenir les populations déplacées. Le chef du gouvernement, a de son côté, promis d’examiner les différentes propositions et décisions afin d’accompagner le secteur privé. Il a invité les opérateurs économiques à mieux s’organiser et à travailler afin de faire émerger de nouveaux champions. A entendre Christophe Dabiré, l’économie burkinabè ne se porte pas mal, même s’il reconnait qu’il y a quelques difficultés. Des efforts, a-t-il dit, sont pour le moment concentrés sur la lutte contre l’insécurité et les choses pourraient reprendre de plus belle, a rassuré le Premier ministre.

Adaman DRABO

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