Echos de l’Ouest

 

*Des taxes appliquées sur les taxis motos

 

La commune de Bobo-Dioulasso est en train de chercher coûte que coûte, des voies et moyens pour améliorer la mobilisation de ses ressources financières. La preuve, les services habilités ont eu récemment des échanges avec les conducteurs de tricycles. L’objectif étant de les apposer une taxe. Ceux-ci ont accepté de payer à la commune, des taxes de 100 F CFA par jour soit 3 000 FCFA par mois. Cette proposition a été soumise au conseil municipal et le maire a invité ses services à poursuivre les concertations avec les taxis motos. Il a invité à poursuivre les taximen dont non nombre ne seraient pas à jour. A Bobo-Dioulasso beaucoup s’interroge sur la taxation des taxis motos quand on sait qu’une mesure de la commune décidée en 2018, interdit le transport des personnes à bord de ces taxis.  Or, la plupart des conducteurs de ces engins font de leurs activités le transport des personnes.

 

*Chefferie traditionnelle à Banfora :  Siri Héma sera intronisé dimanche

 

La situation demeure encore floue à Banfora au sujet de la chefferie traditionnelle. En effet, la famille Héma reste divisée pour la succession de l’ex-chef de canton de Banfora décédé, le 25 juillet 2018. Faut-il le rappeler, après le décès de Yoyé Héma, et avec les tractations de positionnement pour sa succession, la famille a connu une division sans précédent. Grâce à une médiation du chef de canton des Bobo Mandarê de Bobo-Dioulasso, responsable de l’association des chefs de canton de l’Ouest, un compromis avait été trouvé en attendant les funérailles du chef de canton défunt. Pour gérer donc les affaires courantes, Sibiri Héma l’un des prétendants avait été désigné, chef intérimaire à l’issue des discussions de Bobo-Dioulasso. Cependant à l’issue des funérailles de l’ex-chef de canton Yoyé Héma, un collège de sages aurait après les coutumes en la matière, désigné et installé au cours de la journée du 15 avril 2019, Héma Gnambon Aboubacar comme successeur «légitime » qui a pris pour nom de règne Héma Fadouga II. Âgé de 29 ans, celui-ci est le dernier d’une fratrie de quatre garçons. Ce choix a été contesté par le camp de Sibiri Héma qui assurait l’intérim du canton. Pour ce faire donc, le 20 avril 2019, Sibiri Héma a été aussi désigné par les siens comme chef de canton de Banfora. Il faut dire que la rencontre qui l’a désigné comme chef de canton s’est soldée par des heurtes entre les deux camps et la police a été obligée d’intervenir. Tous les deux camps ont transmis un procès verbal d’intronisation de chef de canton de Banfora à l’administration publique. Les frères Héma ont été invités à Bobo-Dioulasso à l’orée du mois de jeûne musulman pour une «mise au point» et une réconciliation. Selon ce qui a filtré, le chef Bobo Mandarê aurait demandé à la famille Héma qui avait massivement répondu à l’invitation, de ne reconnaître que Héma Gnambon Aboubacar comme seul chef de canton de Banfora. Cependant, dans le camp de Sibiri à Banfora, la pilule est dure à avaler et ne semble pas accepter cette décision. D’autant ses proches ont prévu l’installation festive de leur Chef de canton de Banfora, Sibiri Héma, le dimanche 16 juin 2019. Tout semble faire croire que ce rendez-vous risque de faire péter du plomb dans l’air au regard de la détermination des deux camps qui sont prêts à en découdre. Il semble qu’un dispositif sécuritaire sera déployé ; mais pour combien de temps quand les intentions des uns et des autres sont inavouées. Les fils de Fadougou veulent-il ternir à jamais l’honneur et la célébrité de leur père ? Affaire à suivre !

*Une inondation au secteur 32 de Bobo-Dioulasso

 

La saison des pluies s’installe à Bobo-Dioulasso. Les inondations aussi. La pluie tombée, le 10 juin 2019, a occasionné des inondations dans certains quartiers de la ville surtout le secteur 32 dans l’arrondissement n°4 de Bobo-Dioulasso. Il n’y a pas eu de morts d’hommes mais des dégâts matériels. L’arrondissement 4 avait fait déguerpir les populations sur les passages d’eau pour éviter ces inondations, mais certains habitants sont revenus construire sur les mêmes sites.

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